Lille: Des centres sociaux s'inquiètent de la baisse de leur budget

SOCIAL L'inquiétude grandit pour sept centres sociaux de Lille et Mons-en-Barœul qui contestent la baisse des aides du Département...

Gilles Durand

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Lille, le 19 mai 2011. Le centre social du quartier populaire de Fives propose des ateliers ou simplement une pause caféŽ aux usagers.
Lille, le 19 mai 2011. Le centre social du quartier populaire de Fives propose des ateliers ou simplement une pause caféŽ aux usagers. — M.LIBERT/20 MINUTES

Ils refusent de se serrer davantage la ceinture. Sept centres sociaux de la métropole lilloise ont décidé d’alerter l’opinion publique à propos des réduction de budget qui touche leurs activités. Ils reprochent au Département du Nord « le désengagement de sa politique de soutien à la jeunesse » et sa « vision assistantielle » des allocataires du RSA.

Aide départementale d’environ 10 %

« En 2014, nous touchions 120.000 euros du Département. En 2015, la subvention était descendue à 103.000 euros », note Jean-Philippe Vanzeveren, directeur du centre social L’arbrisseau à Lille Sud. Certes, l’aide départementale ne représente qu’environ 10 % du budget total, mais les centres sociaux s’inquiètent de cette tendance à la baisse.

« Le Département a-t-il conscience que cette politique à court terme sur l’avenir de nos jeunes aura des effets négatifs sur l’éducation, la prévention, la lutte contre l’isolement et l’exclusion et se paiera au prix fort dans les années à venir ? », souligne le collectif dans un communiqué de presse.

Un financement supplémentaire

Même critique vis-à-vis du versement du RSA. « Proposer de réduire l’accompagnement d’une partie des allocataires du RSA au simple versement d’une allocation est l’exacte définition de l’assistanat et va à l’encontre des pratiques d’insertion sociale et professionnelle des centres sociaux », dénonce-t-il. Le département a choisi de concentrer ses efforts sur « le tiers qui ne serait pas trop éloigné du marché de l’emploi », comme l’expliquait Jean-René Lecerf, président du conseil départemental. Au détriment des autres?

Dans un communiqué, le Département explique, a contrario, qu’il poursuit « son engagement » : « Quand la majorité précédente ne votait en 2015 que le financement de 96 postes AILE, la nouvelle assemblée a voté une rallonge budgétaire de 1,296 million d’euro pour permettre le financement intégral de 127 postes. »

Les postes AILE sont des travailleurs sociaux qui accompagnent les jeunes de 11 à 30 ans pour les aider à s’insérer socialement. « C’est un accompagnement dans la durée qui est utile pour suivre le parcours de jeunes qu’on connaît », reconnaît Jean-Philippe Vanzeveren.