Nord: Comment vivra-t-on dans le Nord-Pas-de-Calais en 2050?

ENVIRONNEMENT D'après l'association Virage Energie, le changement d'alimentation sera le vecteur de sobriété le plus efficace pour réduire notre consommation d'énergie...

Gilles Durand

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Mathieu Le Dû, ingénieur de recherche et Mathias Louis-Honoré, président de Virage Energie.
Mathieu Le Dû, ingénieur de recherche et Mathias Louis-Honoré, président de Virage Energie. — G. Durand / 20 Minutes

Réduire sa consommation d’énergie, mais comment ? A l’heure où la plupart des dirigeants de la planète sont réunis pour la Cop 21 afin de trouver des solutions au réchauffement climatique, l’association nordiste Virage Energie prépare une étude sur les vertus de la sobriété et de l’efficacité énergétique et imagine trois modes de vie en 2050*. 20 Minutes vous livre les quatre points clés.

 

Trop de gaspillage ! Quelques chiffres suffisent pour se rendent compte de la situation actuelle. 400 euros est le budget moyen de la nourriture gaspillée par foyer chaque année et 23 % de la nourriture produite et consommable est gaspillée. Chaque année, 200 kg d’emballages sont jetés par personne. « Ce mode de vie n’est pas durable », assure les réalisateurs de l’étude.

L’efficacité énergétique insuffisante. « Il faut changer une part de nos modes de vie pour atteindre les 60 % de réduction de consommation d’énergie d’ici à 2050 », assure Mathias Louis-Honoré, président de Virage Energie. L’association a imaginé une société où seulement 20 % de la population adopte des changements de comportement majeurs, volontairement ou contraints par la précarité énergétique. Dans ce cas, l’économie d’énergie globale de la région n’atteint que 29 %.

Changer son mode d’alimentation est déterminant. « Si on doit changer quelque chose dans son mode de vie, il s’agit de l’alimentation. Cela permettrait de créer 40.000 emplois dans l’agriculture d’ici à 2050 », assure Mathieu Le Dû, ingénieur de recherche. D’après les calculs, l’assiette est le levier de sobriété le plus important pour réduire la consommation d’énergie due notamment à l’importation de nourriture pour le bétail. La solution : manger plus de végétaux de saison et moins de produits transformés.

Une vision globale de la consommation d’énergie. Virage Energie s’est basé sur les besoins actuels de la population pour s’alimenter, être mobile, se loger, travailler ou se divertir. « Mais la démarche consiste à calculer la consommation d’énergie nécessaire au mode de vie d’un Nordiste à l’échelle planétaire, explique Mathias Louis-Honoré. C’est-à-dire qu’on prend en compte l’empreinte énergétique d’un produit acheté et consommé dans le Nord, mais fabriqué dans un autre pays. »

* L’étude complète sera publiée fin janvier sur le site de Virage Energie.