Lille: Interdite de manifester, la Coalition Climat va se mobiliser autrement

SOCIÉTÉ La marche pour le climat, qui devait avoir lieu dimanche, ne se fera pas. Mais les organisateurs comptent bien se faire entendre d’une autre manière…  

Mikael Libert

— 

La COP 21, conférence de Paris sur le climat, doit se tenir à Paris à partir du 30 novembre.
La COP 21, conférence de Paris sur le climat, doit se tenir à Paris à partir du 30 novembre. — SIPA

Touchés, mais pas coulés. Dans le cadre de l’état d’urgence, le préfet du Nord, à l’instar de ses homologues sur tout le territoire, a pris un arrêté d’interdiction de manifester sur la voie publique entre le 28 et le 30 novembre. La marche pour le climat, qui devait avoir lieu à Lille, dimanche, ne se fera donc pas. Cependant, la Coalition Climat 21, organisatrice de l’événement, ne compte pas en rester là.

Etat d’urgence et COP 21

Les associations membres de la Coalition climat devaient défiler dans les rues de Lille, dimanche, à partir de 14h30. Ce rendez-vous, en marge de l’ouverture de la COP 21 à Paris, était prévu de longue date. Mais depuis, il y a eu les attentats à Paris et l’instauration de l’état d’urgence.

>> A lire aussi : Comment les forces de l’ordre vont sécuriser la COP21

Avant même la publication du décret d’interdiction par le préfet du Nord, les associations avaient prévu un plan « B » : « On savait que ça nous pendait au nez, nous avons donc une solution de repli », avait déclaré à 20 Minutes un membre d’Attac, l’un des organisateurs de l’événement.

Deux poids, deux mesures ?

Dans un communiqué, publié mercredi, la Coalition Climat 21 note que « les grandes démonstrations commerciales et sportives restent autorisées » alors qu'« elles ne posent pas moins de problèmes de sécurité qu’une marche citoyenne ». La préfecture a cependant réaffirmé que cette interdiction de manifester concerne tous les événements prévus sur la voie publique et pas uniquement les marches pour le climat.

La Coalition Climat 21 propose donc une mobilisation « par différentes formes d’expression », comme « se disperser dans les rues piétonnes de Lille en arborant un bâillon et/ou un brassard Climat », « former une chaîne humaine » ou encore « dessiner à la craie des pas, des silhouettes au sol, des messages climatiques et ce en tous lieux ».

La préfecture rappelle que le non-respect de l’arrêté est un délit, passible d’une peine de 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de 7.500 euros.