Lille: Le retour de «Dodo la Saumure» devant le tribunal correctionnel

JUSTICE Avec six autres prévenus, Dominique Alderweireld sera entendu pour une affaire d’abus de biens sociaux et de fausses factures datant de 2002…

Mikael Libert

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Lille, le 4 fevrier 2015. Troisieme journee d'audience du proces pour proxenetisme aggrave de l'affaire dite du carlton de Lille devant le tribunal correctionnel. Ici Dominique Alderweireld, dit Dodo la Saumure, et son avocat Sorin Margulis.
Lille, le 4 fevrier 2015. Troisieme journee d'audience du proces pour proxenetisme aggrave de l'affaire dite du carlton de Lille devant le tribunal correctionnel. Ici Dominique Alderweireld, dit Dodo la Saumure, et son avocat Sorin Margulis. — M.Libert/20 Minutes

Rendez-vous en terrain connu. Le tenancier de bars montants Belges, Dominique Alderweireld, dit « Dodo la Saumure », est renvoyé, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Lille dans une affaire d’abus de biens sociaux et de fausses factures. Il comparaîtra en compagnie de six autres prévenus pour des faits prétendument commis à Lille entre janvier 2002 et décembre 2004.

Délais raisonnables

Juridiquement, les faits ne sont pas prescrits mais Dominique Alderweireld concède être étonné : « Ce qui m’interpelle, c’est qu’on me reproche des faits de 2002. On n’est pas vraiment dans des délais raisonnables », s’offusque-t-il.

Les faits justement. La justice reproche à « Dodo la Saumure » des abus de biens sociaux commis en bande organisée au préjudice de la société Sobie. Il est aussi accusé de faux et usage de faux, toujours au préjudice de cette même société. La Sobie était une société que Dominique Alderweireld avait créée en collaboration avec une certaine madame Terrasse et dont la vocation était l’importation de matériel médical en provenance de Roumanie.

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Selon « Dodo », d’autres personnes de son entourage sont mises en cause dans ce dossier, et notamment un certain Josselin Resclauze, dit « Blédine ». L’homme, qui travaille dans le bâtiment, serait passé par la Sobie pour répondre à un appel d’offres pour la réfection d’une école en Belgique. « C’est vrai que j’ai fait des factures, explique Dodo, mais elles n’étaient pas fausses. Nous les avons annulées puisque le chantier ne s’est pas fait ».

Mercredi, l’ancien accusé dans l’affaire du Carlton de Lille ira au tribunal « pour faire le folklore » selon ses propres termes, pas inquiet pour deux sous d’une éventuelle condamnation.