Migrants à Calais: Un député dénonce la politique de transferts mise en place par Bernard Cazeneuve

POLEMIQUE Le député (LR) Guillaume Larrivé veut « suspendre » le transfert de migrants du Calaisis qui sont envoyés par quota vers des territoires ruraux…

G.D. avec AFP

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Illustration d'un campement de migrants dans la "jungle" à Calais.
Illustration d'un campement de migrants dans la "jungle" à Calais. — SIPA

Environ mille personnes ont déjà été envoyées dans des centres d'accueil et d'orientation. Le député (LR) de l’Yonne, Guillaume Larrivé, a demandé, ce dimanche, au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, de « suspendre dès maintenant, ces opérations de relocalisation » de migrants du Calaisis vers des territoires ruraux, dans une lettre transmise à l’AFP.

Des quotas de migrants

« Vous avez donné instruction aux préfets de mettre en œuvre un transfert et une relocalisation, vers des territoires ruraux, d’étrangers stationnant actuellement dans le Calaisis et notamment dans la "jungle" de Calais », écrit ce secrétaire national à l’immigration au sein de son parti.

Depuis plusieurs semaines, les agents de la police aux frontières (PAF) sont effectivement soumis à des quotas pour envoyer les migrants vers des centres un peu partout en France. « Ils sont montés à 50 migrants par jour. Nous sommes descendus à 25 désormais », a effectivement confié un policier à 20 Minutes.

De nouveaux « centres de Sangatte »

« La lutte contre l’immigration irrégulière, qui se concentre dans le Calaisis, ne sera pas rendue plus efficace par une dissémination de ce problème dans d’autres territoires partout en France », estime Guillaume Larrivé.

Sa lettre évoque le risque de multiplier de nouveaux « centres de Sangatte », en référence au centre d’accueil de migrants situé dans une commune voisine de Calais. Ouvert en 1999, le centre de Sangatte avait rapidement été en surcapacité. Il avait été fermé en novembre 2002, quand Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur.