Douai: Renvoyé de la salle de sport parce qu'il sentait trop mauvais

FAITS DIVERS Le patron de la salle ne supportait plus l'odeur de la transpiration de son client qui a décidé de porter plainte...

Francois Launay

— 

Une salle de sport à Paris.
Une salle de sport à Paris. — JOBARD/SIPA PRESS

C’est un drôle d’incident qui s’est produit mercredi à la salle de sport Multiform de Douai. Comme il le fait deux à trois fois par semaine depuis le mois de février, un client vient décompresser. Mais au moment de quitter la salle, une réflexion du patron des lieux le fait tomber des nues comme il le raconte à La Voix du Nord.

« Il m’a dit que plusieurs clients étaient indisposés par l’odeur acide de ma transpiration », explique le client

« Le patron est venu vers moi et m’a dit que plusieurs clients étaient indisposés par l’odeur acide de ma transpiration… Et qu’il ne souhaitait plus me voir chez lui. Je me suis senti rabaissé comme jamais dans ma vie. Je lui ai demandé des explications, il m’a juste répondu que c’est lui qui décidait des règles d’hygiène. Pour moi, c’est du racisme déguisé. J’avais mes chaussures de sport dans mon sac, ma serviette comme tout le monde, où était le problème ? », explique l’infortuné.

« Il empestait littéralement l’accueil », répond le patron de la salle de sport

Après une heure de palabres et d’explication musclée, la police est appelée sur les lieux pour séparer les deux hommes. Le client se rend alors au commissariat pour déposer une main courante. De son côté, le patron des lieux, également interrogé par le quotidien régional, reste droit dans ses bottes.

« Ça faisait un moment que j’avais décelé une odeur corporelle puissante du côté du cardio-training qui empestait littéralement l’accueil. Ce ne sont pas des choses faciles à dire. Avec d’autres clients, on s’est aperçu que le problème venait de lui. Je ne sais pas si c’est un problème d’hormones ou de vêtements, mais il mettait tout le temps la même tenue de sudation. Le problème se posait à chaque fois qu’il pratiquait, il sentait trop fort. ». raconte un gérant qui se base sur le règlement intérieur de son établissement pour expliquer sa démarche. Le client évoque de son côté un délit de faciès. L’affaire pourrait se poursuivre devant un tribunal.