Cambrai: L'invention d'une maman pour porter son bébé en fauteuil roulant

INSOLITE Avec un fil et du tissu, Aurore, originaire de Cambrai, a inventé ce qui lui manquait pour s'occuper de son petit Loïg...

Olivier Aballain

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Aurore et son bébé Loïg
Aurore et son bébé Loïg — Famille Ropars

Aurore n’est pas du genre à se décourager. Cette Cambrésienne, mère de quatre enfants et handicapée par une maladie neuromusculaire, est même prête à inventer ce qui lui fait défaut.

L’une de ses trouvailles, qui lui permet de porter son enfant tout en restant dans son fauteuil roulant, est d’ailleurs présentée au vote des internautes pour la finale du concours des « papas bricoleurs et mamans astucieuses », parrainé par Handicap International.

« Quand j’ai besoin de quelque chose, je le couds »

« J’ai d’abord fait appel à l’aide de certaines structures, mais il n’y a pas grand-chose de prévu pour la maternité quand on est en fauteuil roulant », explique la mère de famille. Et Aurore veut pouvoir s’occuper de son Loïg, comme elle l’a fait de ses trois autres enfants. Pourtant, à cause de l’évolution de sa maladie, elle n’arrive plus à le soulever à bout de bras. Qu’à cela ne tienne, la maman a plus d’un tour dans son sac de couture.

Les plans du harnais miracle d'Aurore - PBMAC

 

« Je ne peux plus faire les boutiques, donc quand j’ai besoin de quelque chose, je le couds », explique simplement la jeune femme. C’est ce qu’elle a fait avec son porte-bébé : une sangle récupérée sur un cartable, quatre poignées en tissu fixées aux accoudoirs du fauteuil, et voilà Loïg tenu en toute sécurité, contre sa maman.

Introuvables dans le commerce

« Ça n’a quasiment rien coûté, et je peux passer la journée avec lui », sourit Aurore. Le couple bricoleur a eu la même démarche avec la table à langer et le lit bébé surélevé, qui a une porte latérale très pratique et qu’on ne trouve dans le commerce qu’au-dessus de 6.000 euros… « On passe une journée à faire les plans, et on le fait nous-mêmes, avec mon mari », raconte encore Aurore.

Compte-t-elle commercialiser ses inventions ? Sa maladie l’empêcherait de répondre à la demande. Mais elle pense aux autres mamans dans son cas. « Il suffirait de quatre à cinq exemplaires de chaque équipement par région, que l’on pourrait louer dans une pharmacie, et qui tourneraient… »

En attendant, il est encore temps, jusqu’au dimanche 15 novembre inclus, de voter pour son harnais sur le site du concours des mamans astucieuses.