Lille: L'université se dote d'une Fondation à 15 millions

RECHERCHE Une partie de la recherche universitaire va pouvoir être financée par une Fondation créée avec les bénéfices des ventes d’action de la société de biopharmacie Genfit…

Gilles Durand

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De gauche à dDroite, Damien Castelain, président de Lille Métropole, Xavier Vandendriessche, président de l'université de Lille-2 et Frédéric Motte, président régional du Medef.
De gauche à dDroite, Damien Castelain, président de Lille Métropole, Xavier Vandendriessche, président de l'université de Lille-2 et Frédéric Motte, président régional du Medef. — G. Durand / 20 Minutes

Quand la recherche finance la recherche. L’université de Lille (union des trois universités publiques) ne sera créée qu’en 2018, mais elle possède déjà une petite manne : une fondation dotée de 15 millions d’euros. L’annonce a été officialisée, ce mercredi, par Xavier Vandendriessche, président de l’université Droit et Santé de Lille-2.

Une fondation, pourquoi faire ? « Cette fondation a pour objectif d’accompagner ou de financer des projets de recherche sans que ça ne coûte à personne », précise Xavier Vandendriessche, président nouvellement élu de cette Fondation Université de Lille. Le principe : utiliser les intérêts générés par le placement de ces 15 millions. Un an de placement devrait rapporter environ 500.000 euros qui pourront être utilisés à l’automne 2016.

Comment a-t-on réuni 15 millions ? L’argent provient des ventes d’actions de la société biopharmaceutique Genfit de la part de l’université de Lille-2. « En 1999, l'université avait accompagné la création d’une start-up avec deux chercheurs lillois, les professeurs Fruchart et Staels, raconte Xavier Vandendriessche. Cette start-up s’appelait Genfit et travaillait à la confection d’un médicament contre les maladies hépatiques ». L’investissement, à l’époque, avait coûté 1,5 million de francs. Le placement a été rentable.

Quel avenir ? Tout va dépendre de l’investissement des entreprises régionales. Viendront-elles faire grossir le capital de cette fondation partenariale contrôlée par l’université, mais autonome juridiquement ? « Plusieurs entreprises sont déjà d’accord pour s’engager, mais on ne peut pas encore donner de noms », précise Frédéric Motte, président régional du Medef et membre du conseil d’administration de la Fondation.

Un appel du pied pour l’Idex ? Un jury international doit donner son verdict prochainement concernant les dotations Initiatives d’excellence (Idex). Ce programme d’investissements récompense les projets pluridisciplinaires d’enseignement supérieur et de recherche. Lille est sur les rangs avec les universités de Grenoble et de la Côte d’Azur.