Football: 30 ans après, retour vers le futur des clubs nordistes

FOOTBALL Comment étaient Lille, Lens et Valenciennes en octobre 1985...

Francois Launay

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L'équipe de Valenciennes en 1985
L'équipe de Valenciennes en 1985 — DR

Bizarrement, dans leurs aventures, Marty Mac Fly et le Doc ne s’intéressaient pas au football nordiste. Alors qu’on célèbre ce 21 octobre 2015 l’arrivée dans le futur des deux protagonistes de Retour vers le futur, personne ne s’est encore demandé où en étaient nos trois clubs professionnels du Nord Pas de Calais il y a trente ans, date du premier opus de la célèbre trilogie.

On vous parle d’un temps où Toulon et Laval faisaient les beaux jours de la Division 1, où Lille n’avait plus rien gagné depuis 30 ans, où Lens n’avait pas encore comme président Gervais Martel et où Valenciennes venait de se séparer d’un certain Jean-Pierre Papin. Retour vers le passé

Lille était déjà dans le ventre mou

Le parallèle est saisissant. Il y a trente ans, le LOSC, actuel 13e de Ligue 1, naviguait déjà dans le ventre mou du championnat. Le 21 octobre 1985, le club, entraîné par le Belge Georges Heylens, se traîne à la 15e place d’un championnat dominé... par le PSG.

Les stars de l’époque s’appellent Philippe Périlleux, Stéphane Plancque ou encore Nordine Kourichi. Sur le banc des remplaçants s’impatiente un certain Rudi Garcia. A cette époque, le LOSC appartient encore à la mairie de Lille, actionnaire majoritaire du club. Lille, qui n’a plus rien gagné depuis les années 50, joue ses rencontres à Grimonprez-Jooris en plein cœur du parc de la Citadelle.

La surprise lensoise

Côté lensois, l’époque était plus enthousiasmante que celle d’aujourd’hui. Alors que le Racing est actuellement 16e de Ligue 2, il y a 30 ans les Sang et Or étaient 4e de Division 1. Sous les ordres de Joachim Marx, les Didier Sénac, Francis Gillot Philippe Vercruysse et un jeune gamin appelé Eric Sikora déjouent les pronostics en cette fin octobre 1985.

Soutenu par André Delelis, le maire de la ville, le Racing est alors dirigé par Jean Bondoux. De son côté un jeune entrepreneur de 31 ans appelé Gervais Martel est en train de connaître le succès avec le Galibot, un journal d’annonces gratuites qu’il a fondé. Il attendra encore deux ans avant d’entrer au club…

VA venait de vendre Jean-Pierre Papin

Pour Valenciennes, l’histoire semble se répéter. Il y a 30 ans, le VAFC, actuel 15e de Ligue 2, était déjà en mauvaise posture. Dix-septième et avant-dernier du groupe de Division 2, le club du Hainaut, qui s’appelait à l’époque USVA, devançait juste… Dunkerque qui évoluait encore dans le monde professionnel.

Pour éviter le dépôt de bilan, VA s’était résolu à vendre à l’intersaison un certain Jean-Pierre Papin au FC Bruges. Entraîné par Léon Desmenez, Valenciennes est en proie à de grosses difficultés financières et cherche un repreneur. Quelques mois plus tard, un jeune avocat parisien est sollicité et accepte d’aider le club : l’histoire entre Jean-Louis Borloo et Valenciennes va bientôt commencer.