Lille: Un festival de cinéma qui met l'écologie en valeur

EVENEMENT Le festival Ecollywood, qui commence mercredi à Lille, n'a pas attendu la conférence sur le climat Eco 21 pour parler d'écologie à travers les films présentés...

Gilles Durand

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Les trois fondateurs du festival Ecollywood: Hervé Hazard (à gauche), Laetitia Couderc, et Philippe Saint-Pé.
Les trois fondateurs du festival Ecollywood: Hervé Hazard (à gauche), Laetitia Couderc, et Philippe Saint-Pé. — G. Durand / 20 Minutes

Comment parler d’écologie ? A l’heure où la planète se prépare aux promesses écologiques lors de la prochaine conférence sur le climat COP 21, une association lilloise propose du concret dans ce domaine. Depuis cinq ans, l’équipe des Funambulants organise son festival baptisé Ecollywood, contraction d’écologie et de Hollywood.

Des valeurs comme le respect de l’environnement

Malgré un budget qui n’a rien de hollywoodien : 10.000 euros. « Parce que la qualité des films présentés nous importe davantage que la thématique », justifie Laetitia Couderc, une des fondatrices du festival, avec ses compères Philippe Saint-Pé et Hervé Hazard.

Pourtant, ce n’est pas un hasard si le trio a choisi l’écologie comme fil rouge de ce festival, dont la sixième édition démarre mercredi*. « Il n’existait pas grand-chose dans ce domaine quand nous avons lancé le festival, raconte Philippe Saint-Pé. Or, nous avions envie de véhiculer, par l’image, des valeurs comme le respect de l’environnement, de l’humain et la solidarité ».

 

Secouer les consciences

L’écologie, pour eux, est une évidence. « Elle devrait être présente dans tous les partis, explique Laetitia Couderc. Un parti écologiste, finalement, ça n’a pas de sens. C’est un peu comme un parti de l’égalité des sexes. » Donc pas de militantisme grandiloquent au programme, mais des films qui, souvent, « secouent les consciences ».

Ouvrir l’esprit

Comme ce fut le cas lors d’une précédente édition avec Hazaribagh cuir toxique, un documentaire sur une tannerie au Bangladesh où 500.000 personnes vivent un enfer au cœur d’une pollution extrême. « On ne sait pas si ce genre de film fait évoluer les mentalités, mais il provoque le débat », assure Philippe Saint-Pé. Et Hervé Hazard de compléter : « Notre ambition n’est pas de présenter des films qui donnent des leçons, mais qui ouvrent l’esprit ».

* Du 7 au 11 octobre, à l’Univers, 16, rue Danton, à Lille. Programme complet sur http://ecollywood.lesfunambulants.org/