Roubaix: Plus d'un millier de personnes intéressées par les maisons à un euro

URBANISME La ville de Roubaix espère vendre à l’euro symbolique une vingtaine de maisons à rénover d’ici fin 2016…

Olivier Aballain

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La rue Lannes, dans le quartier du Pile à Roubaix
La rue Lannes, dans le quartier du Pile à Roubaix — Google Street view

À Roubaix, l’idée des reventes de maisons à un euro (contre réhabilitation) a fait son petit effet. Selon Marc Vasseur, directeur adjoint du cabinet du maire, les services municipaux ont reçu un millier d’appels et 300 à 400 messages électroniques depuis l’annonce du projet, mi-juillet.

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Les services de la ville sont allés à Liverpool le 29 septembre, pour étudier le dispositif (lien en anglais) dont souhaite s’inspirer la mairie : revendre pour un euro symbolique une maison délabrée (il y en aurait 4 à 5.000 à Roubaix) contre la promesse d’une rénovation de qualité.

Un premier test sur 20 maisons d’ici à la fin 2016 ?

La demande roubaisienne est bien là : « Le premier jour, le 15 juillet, l’accueil téléphonique de la mairie recevait un appel par minute. Ils nous en ont un peu voulu », concède Marc Vasseur, au cabinet du maire de Roubaix Guillaume Delbar (LR).

Mais il faudra encore un peu patienter. La municipalité espère lancer un test sur une vingtaine de maisons courant 2016. Selon Marc Vasseur, il faut d’abord « sécuriser juridiquement » les contrats sur lesquels les propriétaires s’engageraient.

« A Liverpool, les personnes ne deviennent propriétaires effectivement qu’à l’issue des rénovations entreprises dans la maison, et nous devons voir si un tel contrat peut exister dans notre législation ».

Entre 30.000 et 40.000 euros de travaux à financer

La ville anglaise a lancé la première phase d’étude en avril 2013 et a mis vingt maisons à un euro à disposition au début de l’année 2014. Selon la ville, les montants des rénovations effectuées ont été de l’ordre de 30.000 à 40.000 euros, avec une durée maximale de réalisation des travaux de 24 mois.

A Roubaix, c’est l’organisme métropolitain La Fabrique des Quartiers qui défriche le sujet. Cette société d’aménagement était d’ailleurs déjà en phase d’étude sur l’habitat vacant « en situation de blocage », pour le compte de la métropole lilloise (MEL).

« Quand on entrera dans la phase opérationnelle, ce n’est pas la mairie qui attribuera ces maisons mais une commission ad hoc pour éviter toute suspicion portant sur les critères d’attribution », précise en outre Marc Vasseur.

A Liverpool, le dispositif a tellement bien fonctionné que la ville s’apprête à le reconduire pour 130 habitations.