Lille: Une nouvelle discothèque dans un lieu chargé d'un souvenir macabre

VIE NOCTURNE Le pape des nuits lilloises, Franck Duquesne, va ouvrir une nouvelle discothèque à Lille dans un lieu rendu tristement célèbre il y a près de 40 ans…

G.D.

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La rue Saint-Etienne, à Lille.
La rue Saint-Etienne, à Lille. — G. Durand / 20 Minutes

Quelques nouvelles des nuits lilloises. Alors que, ce jeudi, l’équipe du Radioclub, installée avenue du Peuple-Belge, ouvre le Stéréoclub à la place du Gotha, rue Gambetta, et qu’un club de jazz pourrait à nouveau voir le jour au 30, rue de Paris, celui qu’on baptise le pape des nuits lilloises, Franck Duquesne, doit également inaugurer une nouvelle discothèque le mois prochain, selon La Voix du Nord.

Deux incendies et quelques reventes

Depuis 1989, la liste des boîtes de nuit que le Nordiste a ouvertes dans la métropole lilloise ne fait que s’allonger : le Why Not, l’Opéra Night, le Duke’s, le Network, la Fabrik, l’Atelier, l’Entrepôt et la Folie douce. Aujourd’hui, après deux incendies et quelques reventes, il ne lui reste que deux établissements. La Gallery, qui doit lancer les décibels à partir de fin novembre, sera la troisième.

Coupés en morceaux

L’endroit, situé rue Saint-Etienne, à côté de la Grand-Place, traîne un dramatique passé. Dans les années 70, il abritait déjà une discothèque nommée le Splash. Un soir d’octobre 1978, deux individus connus pour avoir trempé dans des affaires de proxénétisme disparaissent après une soirée dans l’établissement. On les retrouvera coupés en morceaux et lestés de béton au fond de l’Oise.

Le patron de l’établissement était, à l’époque, un certain Roger Toutin, alias Roger la Béquille, lequel a fini par être condamné à 18 ans de réclusion criminelle dans une autre affaire. Il est mort en prison.