La Scop SeaFrance doit plus de 19 millions d'euros à MyFerryLink

TRANSPORT C’est le groupe Eurotunnel, ex-propriétaire des navires, qui a fait les comptes…

M.L. avec AFP

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Un navire de la compagnie My Ferry Link entre au port de Calais.
Un navire de la compagnie My Ferry Link entre au port de Calais. — M.Libert/20 Minutes

La Scop SeaFrance doit à la société maritime MyFerryLink 19,2 millions d’euros de créances, a indiqué le groupe Eurotunnel, ex-propriétaire de deux navires remis, mardi, à la compagnie danoise DFDS.

Près de 23 millions d’euros

« La SCOP SeaFrance doit à MyFerryLink un montant de 22,7 millions d’euros, dont 4,8 millions d’euros au titre des pénalités de non-restitution des navires, le reste couvrant les pertes de revenus et les remises en état des navires », a informé Eurotunnel dans un communiqué de presse.

« À l’inverse, MyFerryLink doit à la SCOP SeaFrance une créance de 3,5 millions d’euros pour solde de l’achat de capacité, dont 600.000 euros ont été versés dans le cadre du protocole de fin de conflit ayant permis la restitution des navires par le liquidateur », selon Eurotunnel.

Pour comprendre le feuilleton SeaFrance/MyFerryLink/Eurotunnel

Par ailleurs, les navires Rodin et Berlioz de MyferryLink, qui ont été livrés mardi au groupe danois DFDS, nécessitent « une remise en état » à cause « des dégradations subies par les navires » selon Eurotunnel.

Ces deux ferries doivent assurer des liaisons transmanche que DFDS entend exploiter à partir du dernier trimestre 2015.

Concernant le troisième bateau « le Nord/Pas-de-Calais », de plus ancienne génération et qui n’a pas été cédé à DFDS, MyFerryLink attend d’obtenir le feu vert des autorités de la concurrence française et britannique « pour démarrer une nouvelle exploitation en fréteur », selon la même source.