Calais: Neuf blessés après une rixe impliquant 200 migrants

IMMIGRATION Le camp installé près du centre Jules-Ferry est régulièrement le théâtre de bagarres entre nationalités...

O.A. avec AFP
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Le camp de réfugiés installé autour du centre Jules-Ferry, à Calais
Le camp de réfugiés installé autour du centre Jules-Ferry, à Calais — O. Aballain

Les tensions subsistent dans le camp de migrants de Calais. Une rixe opposant 200 ressortissants afghans et soudanais a fait neuf blessés légers, dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris de sources concordantes.

« Vers 22 heures, il y a eu une rixe entre migrants soudanais et afghans à l’entrée de la lande » où se trouve le centre d’accueil de jours pour les migrants, a indiqué à l’AFP la préfecture du Pas-de-Calais.

Transportés à l’hôpital de Calais

Selon cette source, la bagarre aurait impliqué un total de 200 migrants. Neuf blessés légers (six Soudanais et trois Afghans) ont été transportés au centre hospitalier de Calais, a indiqué la préfecture, précisant que le calme était revenu vers minuit.

Des heurts faisant un blessé léger avaient déjà eu lieu aux abords du camp le 6 septembre, provoquant un début d’incendie et l’intervention des CRS.

Cette fois encore la rixe « a éclaté pour un motif inconnu », selon Gilles Debove, policier et représentant syndical Unité SGP-Police Force ouvrière. « Ils se sont battus à coups de barres de fer, de marteaux, de pelles et de frondes », a-t-il fait savoir. Selon lui, « il y avait une quarantaine de CRS et des effectifs de la sécurité publique. Des collègues de Boulogne-sur-Mer ont dû arriver en renfort ».

« Il a été impossible d’intervenir dans le camp, les forces de l’ordre sont restées à l’extérieur et ont été prises à partie avec des jets de pierre car les migrants voulaient envahir la rocade », a-t-il ajouté.

L’attraction de l’Angleterre

Environ 3.000 migrants, venus principalement d’Afrique de l’Est, d’Afghanistan et de Syrie, se trouvent à Calais et ses environs dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre, qu’ils considèrent comme un eldorado.

Pour atteindre les îles britanniques, les clandestins essayent soit de monter sur des poids-lourds qui embarquent ensuite dans des car-ferrys au port de Calais pour Douvres, soit de monter sur les navettes de ferroutage qui empruntent le tunnel sous la Manche.