Pas-de-Calais: Pris en otage par un détenu, le directeur adjoint s'en sort indemne

FAITS DIVERS Un détenu « particulièrement dangereux » avait pris en otage le directeur adjoint de la prison de Vendin-le-vieil...

G.D. avec AFP

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La commune de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais
La commune de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais — Google Maps

Une issue favorable. Le directeur adjoint de la prison de Vendin-le-Vieil, près de Lens, dans le Pas-de-Calais, a finalement été libéré « sain et sauf », ce mercredi, après avoir été pris en otage en fin de matinée, par un détenu.

Particulièrement dangereux

« Les hommes du Raid ont quitté les lieux » de cette prison ultra-sécurisée, a ajouté une source syndicale à l’AFP, ne précisant pas si le preneur d’otage, un Guadeloupéen de 34 ans, s’était rendu ou avait été immobilisé par les forces de l’ordre.

Le directeur adjoint était retenu dans la salle des audiences du quartier d’isolement. Le preneur d’otages aurait été armé d’une sorte de poinçon qu’il aurait fabriqué lui-même.

Déjà auteur d’une prise d’otage

Selon plusieurs responsables syndicaux joints par l’AFP, le preneur d’otage s’appelle Fabrice Boromée et il est « très connu sur le circuit pénitentiaire ». Il est notamment l’auteur, ont-ils indiqué, d’une prise d’otage en 2013 à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d’Alençon, dans l’Orne. Ces faits lui avaient valu huit ans de prison.

D’après Julien Martin, du syndicat FO, ce détenu était arrivé en mai dans cette prison de haute sécurité inaugurée en mars 2015. A cette occasion, compte tenu de sa dangerosité, les agents chargés de sa surveillance avaient reçu « des équipements de protection ». Mais ceux-ci leur avaient été « retirés il y a un mois », selon ce témoignage. « Son comportement ne nécessitait plus d’équipements de protection », a ajouté le syndicaliste, qui a parlé d’un homme « très manipulateur ».

Le « Club Med » selon les réseaux sociaux

Vendin-le-Vieil est une prison. Elle accueille des détenus condamnés à de lourdes peines. Peu avant, les locaux avaient fait l’objet d’une polémique. Ils avaient été dévoilés sur le réseau social Facebook. Certains internautes s’étaient permis de poster un album photos public intitulé « Club Med ».

En mai 2013, un premier établissement de haute sécurité avait vu le jour à Condé-sur-Sarthe. Dès les premiers mois, la prison avait déjà connu de graves incidents avec notamment la prise d’otage d’un surveillant et l’agression avec une arme artisanale du directeur adjoint.