US Open: Quand Kristina Mladenovic avait du mal à se déplacer

TENNIS Jean Koffi, son premier entraîneur à Dunkerque, raconte les débuts de la championne nordiste, Kristina Mladenovic, qualifiée pour les quarts de finale à l’US Open…

Gilles Durand

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Kristina Mladenovic, lors de sa victoire en 1/8e de finale de l'US Open face à la Russe Ekaterina Makarova. Lancer le diaporama
Kristina Mladenovic, lors de sa victoire en 1/8e de finale de l'US Open face à la Russe Ekaterina Makarova. — Kathy Willens/AP/SIPA

« Au départ, je n’ai rien décelé d’extraordinaire chez elle. Mais très vite, j’ai vu qu’elle avait l’esprit d’une championne ». Jean Koffi n’est pas surpris de voir Kristina Mladenovic devenir la numéro 1 française après sa qualification pour les quarts de finale de l’US Open. Celui qui fut son premier entraîneur au TSBD, le club de tennis de Dunkerque, l’avait même prédit, l’an dernier, dans La Voix du Nord.

« Structurée mentalement pour réussir »

Lorsqu’elle débarque dans le club dunkerquois, Kristina Mladenovic a 6 ans. Son père, Dragan, est gardien de hand-ball à l’US Dunkerque, sa mère, Dzenita, volleyeuse de haut niveau. « Dans la famille, on ne parle que de sport. Kristina était structurée mentalement pour réussir », se souvient Jean Koffi. L’ancien capitaine de la Côte d’Ivoire de Coupe Davis va entraîner la fillette pendant six ans. Jusqu’à ce qu’elle entre au collège.

« Formatée pour le jeu offensif »

« Elle avait du mal à se déplacer car elle était très grande. J’ai donc d’abord développé ses qualités naturelles : sa facilité à exécuter des mouvements rapides du bras. Elle avait un excellent coup de raquette. En plus, le club possède une surface très rapide. Elle a vite été formatée pour le jeu offensif », explique-t-il.

Le travail de déplacement est venu dans un second temps. « A cette époque, j’avais dit à ses parents que je la voyais bien gagner un jour Wimbledon, mais qu’elle aurait du mal à Roland-Garros, sur une surface plus lente ».

Abandon à cause d'une balle dans l'œil, à 10 ans

La jeune fille progresse rapidement. A 10 ans, elle participe à sa première grande compétition internationale, un tournoi des moins de 12 ans, à Boulogne-Billancourt. « Elle aurait pu gagner, mais lors du premier match, elle a reçu une balle dans l’œil par ricochet. La cornée a été touchée. Elle a dû abandonner », raconte Jean Koffi. L’année suivante, elle remporte le tournoi alors qu’elle n’a que 11 ans. Le début d’une brillante carrière.