Martine Aubry: «Lille est prête à accueillir une centaine de réfugiés»

SOCIÉTÉ Les infrastructures sont d'ores et déjà disponibles...

Mikael Libert

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La maire (PS) de Lille, Martine Aubry (archives)
La maire (PS) de Lille, Martine Aubry (archives) — M.Libert/20 Minutes

« Nous sommes prêts. » Ce vendredi, lors d’une conférence de presse, la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, a détaillé les solutions mises en place dans sa ville pour recevoir des réfugiés.

« On ne peut pas laisser crever des gens aux portes de l’Europe sans réagir » a martelé l’élue au lendemain de la publication de la photo d’un enfant syrien mort noyé sur une plage Turque. Martine Aubry, qui affirme travailler sur l’accueil des réfugiés depuis « la mi-août », a mis sur la table des propositions concrètes.

Une centaine, voire un peu plus

« Lille peut accueillir dès aujourd’hui une centaine de réfugiés, voire un peu plus », déclare la maire socialiste. A cette fin, la ville a suspendu la mise en vente de locaux en vue de loger « des familles ou des personnes isolées ». Deux résidences ainsi que sept autres logements ont été retenus dans des quartiers dont les noms n’ont pas été révélés.

« Ces locaux permettent d’accueillir les gens dans de bonnes conditions, poursuit Martine Aubry. Nous avons aussi travaillé sur les possibilités de scolarisation des enfants, sur l’insertion professionnelle ainsi que sur la santé ».

Un site Web pour les particuliers

Par ailleurs, la mairie de Lille va mettre en place un site internet afin de faciliter les démarches des citoyens qui souhaitent s’engager auprès des réfugiés. « Nous allons aider les Lillois prêts à héberger des gens, mais aussi ceux qui veulent donner de leur temps ou autre » a déclaré l’élue.

Martine Aubry n’a pas caché son désarroi face à la passivité de l’Europe sur le problème des réfugiés : « Aucun pays n’a été à la hauteur. L’Europe n’est plus l’Europe quand elle n’agit pas ». L’élue lilloise a tout de même salué « le courage » de la chancelière allemande, soulignant que cette dernière avait permis l’accueil de 200.000 personnes dans son pays en 2014 alors que la France s’était limitée à 64.000.

« Il faut apporter des réponses à ces gens qui fuient la mort », a-t-elle ajouté, « comme nous l’avons fait pour les Républicains qui fuyaient Franco ».