Nord: Les trois gros chantiers de Jean-René Lecerf, président du département

POLITIQUE Jean-René Lecerf, nouveau président (LR) du conseil départemental, a annoncé, mercredi, les grandes priorités de son mandat...

Gilles Durand

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Jean-René Lecerf, président du conseil départemental du Nord.
Jean-René Lecerf, président du conseil départemental du Nord. — M. Libert / 20 Minutes

Pour la première rentrée de la nouvelle majorité du conseil départemental du Nord, son nouveau président (LR), Jean-René Lecerf, a choisi de tirer à boulets rouges sur ses prédécesseurs, accusés notamment d’avoir dilapidé l’argent public. Passage en revue des principaux chantiers que le nouveau patron du Nord a décidés de lancer pour économiser 100 millions d’euros

 

Réduire les investissements. Le département va réduire la voilure. « Les engagements moraux et juridiques de la précédente majorité s’élèvent à 2,5 milliards d’investissement. Or, je ne les ai pas dans les caisses », se défend Jean-René Lecerf. Or, selon Didier Mannier, l’ancien président (PS), « quasiment tous les investissements engagés par le département ont été votés à l’unanimité, y compris par la droite à l’époque où elle était dans l’opposition ».

Réformer l’organisation des sapeurs-pompiers. Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) est dans le collimateur. Ou plutôt son fonctionnement. « Il y a des pistes d’économie à faire. C’est l’armée mexicaine. On peut augmenter l’efficacité », déclare Jean-René Lecerf. Le budget de fonctionnement annuel s’élève à 209 millions pour 2014, avec des frais de personnel de 158 millions (environ 66.000 euros par pompier). Parmi les propositions : faire appel aux pompiers volontaires pour les gardes de nuit. « Les salaires des pompiers sont négociés au niveau national, le département ne peut pas intervenir sur ce domaine », conteste Didier Mannier.

Remettre certains allocataires du RSA au travail. Le RSA représente le plus gros budget du département : 600 millions d’euros par an, avec une augmentation de 60 millions en 2015. Jean-René Lecerf estime qu' « un tiers des 150.000 allocataires du RSA ne sont pas très éloignés du marché de l’emploi ». « Nous allons travailler d’arrache-pied avec les organismes de formation et les chambres de métiers pour qu’ils retrouvent un emploi », annonce-t-il. Au programme : la mutualisation des 300 associations d’insertion, « trop nombreuses et pas assez efficaces », selon lui. Une erreur pour Didier Mannier qui considère que « la grandeur du département exige une proximité pour favoriser l’insertion ».