Le passé, l'atout du futur de Tourcoing

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A Tourcoing
A Tourcoing — 20 Minutes

« Tourcoing se réinvente. » Ce slogan n'a jamais aussi bien collé à la troisième ville de la région. Hier, la municipalité a réuni 150 investisseurs pour faire le point sur les projets de développement économique. D'ici à 2009, 40 000 m2 de bureaux y seront érigés. Avec, à la clé, la création d'un millier d'emplois.

« Ce ne sont pas des événements qu'on avait l'habitude de vivre ici », sourit Michel-François Delannoy, premier adjoint (PS). L'élu se souvient notamment de la fermeture des dernières usines textiles, en 2003-2004. Paradoxalement, la ville se sert justement de ce patrimoine pour attirer, aujourd'hui, les chefs d'entreprise. A l'image de Jean Derreumaux, patron d'ETO, une boîte roubaisienne de 270 salariés spécialisés dans le marketing direct. « On aurait pu avoir des bureaux tout beau, tout neuf dans une zone industrielle. On a préféré racheter l'ancienne usine Desurmont pour son caractère. C'est un plus quand on reçoit nos clients étrangers. »

Ce caractère, les chefs d'entreprise ne sont pas les seuls à l'apprécier. « Une dizaine de promoteurs immobiliers m'avaient formulé une offre claire pour la friche Desurmont, avoue Michel-François Delannoy. Je leur ai dit que ce n'était pas la peine car je voulais créer de l'emploi sur ce site. » Mais l'élu n'oublie pas pour autant le logement dans son plan global de reconversion. Ainsi, Tourcoing prévoit de bâtir 400 logements par an et d'en rénover 2 500 d'ici à 2012.

bureaux Une seconde vague de construction de bureaux est également prévue pour 2010-2011. Un « mail tertiaire », abritant 50 000 m2 de bureaux, doit, à cette date, voir le jour dans l'hypercentre.