Lille: 30 000 m3 d'eau gaspillés à cause de l'ouverture de bouches d'incendie

ENVIRONNEMENT Certains habitants en avaient ouvert volontairement pour se rafraîchir...

Francois Launay

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Le maire de Pantin (Seine-Saint-Denis) a pris un arrêté municipal interdisant l'ouverture des bouches d'incendie pour en faire jaillir l'eau et se mouiller, un phénomène potentiellement dangereux qui gagne la banlieue parisienne en cette période de canicule
Le maire de Pantin (Seine-Saint-Denis) a pris un arrêté municipal interdisant l'ouverture des bouches d'incendie pour en faire jaillir l'eau et se mouiller, un phénomène potentiellement dangereux qui gagne la banlieue parisienne en cette période de canicule — Jay Directo AFP

La facture est salée. Après l’ouverture volontaire d’une centaine de bouches d’incendie dans la métropole lilloise la semaine dernière, les Eaux du Nord, qui gère le réseau d’eau dans la métropole, a fait les comptes. D’après les chiffres recueillis par La Voix du Nord, le gaspillage est important.

La consommation quotidienne d’une ville de 200 000 habitants

Suite à ce « jeu » utilisé par certains habitants pour se rafraîchir pendant la canicule, ce sont près de 30 000 m3 d’eau qui ont été gaspillés soit la consommation quotidienne d’une ville de 200 000 habitants. La semaine dernière, les Eaux du Nord sont intervenus plus d’une centaine de fois pour fermer ces bouches d’incendie.

Qui va payer ?

Reste désormais à savoir qui va prendre en charge le coût de ce gaspillage. Contactées sur le sujet, les Eaux du Nord sont encore en train « d’investiguer sur le sujet ». Normalement, l’eau qui sort des bouches d’incendie est délivrée gratuitement aux pompiers donc non facturée. Pourtant, cette eau perdue a bien été produite avec un certain coût, supporté par les Eaux du Nord, et donc… facturé dans l’abonnement. Habituellement, les pertes des bouches d’incendie sont comptées dans le taux de fuite du réseau.