Lille: Relaxe pour les militants barbouilleurs de panneaux publicitaires

JUSTICE Les deux militants lillois, mis en cause dans une action de barbouillage de panneaux publicitaires, ont été relaxés…

G.D.

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A Lille, le 9 juin 21015 - Proces de deux membres du collectif antipub des Deboulonneurs, au tribunal de Lille. Ici, Alessandro Di Giuseppe
A Lille, le 9 juin 21015 - Proces de deux membres du collectif antipub des Deboulonneurs, au tribunal de Lille. Ici, Alessandro Di Giuseppe — Gilles Durand / 20 Minutes

Ils ont finalement été relaxés. Le tribunal de Lille a rendu, mardi, sa décision concernant Mallory Fossard et Alessandro di Giuseppe. Ces deux militants d’un collectif antipub avaient été convoqués, le 9 juin, pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires en pleine rue. Une action qu’ils reproduisent régulièrement au sein d’un groupe baptisé Les Déboulonneurs.

Pas de dégradation

La justice a donc estimé qu’aucune dégradation, ni aucun préjudice n’avait été commis. « Nous aurions préféré que l’argument citoyen soit retenu, mais nous sommes satisfaits de cette décision », nous a confié Me William Bourdon, avocat des deux anciens mis en cause. « C’est presque une invitation à continuer, tant que l’on utilise de la peinture facile à détacher », expliquaient ces derniers à La Voix du Nord., à la sortie du tribunal.

 

Par leur action, ils dénoncent « l’omniprésence des panneaux sur l’espace public, et notamment devant les écoles », réclamant que « les affiches soient de la même taille que les affiches électorales ou associatives ».

Amende pour refus de prélèvement d’ADN

En revanche, Mallory Fossard et Alessandro di Giuseppe ont été condamnés à une peine de principe : 500 euros d’amende avec sursis pour avoir refusé un prélèvement d’ADN après leur interpellation. Une décision qui paraît contradictoire dans la mesure où l’infraction qui a déclenché ce prélèvement d’ADN n’a pas été reconnue par le tribunal.

« C’est une anomalie »

« C’est une anomalie dans la mesure où le caractère mécanique du prélèvement d’ADN n’existe plus. Il faut désormais que la police constate un certain nombre d’indices graves et concordants au fait de commettre une infraction », constate Me William Bourdon. Il n’exclut pas de faire appel.