Transville, de la friture sur la ligne de tram

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« Avec surprise. » Voilà comment la direction de Transville, réseau de bus et de tramway du Valenciennois, a accueilli le mouvement de grève déclenché, hier matin, par la CGT. Et pour cause, « toutes les choses qu'ils réclament ont déjà été programmées dans nos plans. » Qu'à cela ne tienne, 68 % des salariés ont tout de même cessé le travail hier. Conséquence : un tramway sur quatorze circulait dans la matinée. Un peu plus dans l'après-midi.

« On nous prend pour du bétail, déplore Roger Piskorek, délégué CGT (syndicat minoritaire). Il n'y a pas de sanitaires en bout de ligne. Certains conducteurs sont obligés d'éviter de boire de l'eau pendant leur service. » Si l'exploitant reconnaît avoir pris un peu de retard dans la construction de ces sanitaires, ils devraient voir le jour en septembre. Autre point d'achoppement : une quinzaine d'embauches. « Les conducteurs travaillent en flux tendu, poursuit Roger Piskorek. Ils ne peuvent pas prendre tous leurs congés. Nous réclamons quinze embauches. » Même réponse de la direction : cinq personnes ont été embauchées lundi, cinq autres le seront en septembre.