Calais: Le port toujours bloqué, AG des salariés MyFerryLink à 10h30

SOCIAL Les marins de MyFerryLink refusent la vente de deux de leurs navires à leur concurrent DFDS...

Olivier Aballain

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Barrage installé par les marins de MmyFerryLink le 30 uin 2015 près de Calais
Barrage installé par les marins de MmyFerryLink le 30 uin 2015 près de Calais — P. Huguen

La situation reste tendue sur le port de Calais, toujours contrôlé ce mercredi matin par des marins de la Scop SeaFrance, qui opèrent la liaison transmanche pour la compagnie MyFerryLink.

« Le port est toujours bloqué », a indiqué à l’AFP une source portuaire. Conséquence : le centre informations routières relevait encore d’importantes perturbations sur l’autoroute A16, encombrée par les poids lourds en attente.

Jusqu’à 5 heures d’attente pour les camions

Les autorités conseillent toujours aux voyageurs de différer leur venue dans la région de Dunkerque et de Calais. De son côté, Eurostar et Eurotunnel font état d’un retour à la normale des rotations sous la Manche avec l’Angleterre.

Eurotunnel conseille toutefois aux camionneurs de se présenter jusqu’à 5 heures avant le départ des navettes ferroviaires, pour enregistrer leur cargaison à temps.

Actions coup de poing

Ce blocage, démarré lundi, fait suite au refus ce jour-là du tribunal de commerce de Boulogne-sur-mer d’accorder un délai supplémentaire à la Scop, alors que les contrats d’affrètement de leurs navires prennent fin mercredi soir.

VIDEO. Calais : Le trafic Eurostar et Eurotunnel reprend après le blocage des marins de MyFerryLink

Une assemblée générale des marins de la Scop doit avoir lieu vers 10H30 pour décider de la suite des actions à mener, au lendemain d’une journée lors de laquelle ils ont mené des actions coups de poing tous azimuts, bloquant, outre le port de Calais, le tunnel sous la Manche et les accès au terminal portuaire de Loon-plage, près de Dunkerque.

Pas de sursis d’exploitation

Eurotunnel avait annoncé la semaine dernière avoir signé avec le transporteur danois DFDS un contrat de location, avec option d’achat en 2017, de deux de ses trois navires (le Rodin et le Berlioz) à compter du 2 juillet.

Les administrateurs de la Scop SeaFrance jugeaient que le préavis concernant les contrats d’affrètement était trop court et réclamaient un délai supplémentaire, mais ils ont essuyé lundi un refus du tribunal.

Mercredi, la compagnie maritime danoise DFDS Seaways avait annoncé garder 202 des quelque 600 employés de la Scop SeaFrance dans son projet de reprise de deux des trois bateaux de MyFerryLink. Le troisième, employant 120 personnes, serait conservé par Eurotunnel pour le transport de fret.