Rugby: Lille «doit trouver 400.000 euros pour rester en Pro D2», affirme l'actionnaire majoritaire du LMR

SPORT Stéphane Dessreumaux réagit à l'interdiction du club de monter en Pro D2 prononcée par la DNACG...

Francois Launay

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De gauche à droite, Dany Wattebled, vice-président aux Sports à Lille Métropole, Damien castelain, président de Lille Métropole, Stéphane Desreumaux, vice-président du LMR, Jean-Paul Luciani, président du LMR et Jean-Louis Leblon, président de l'association LMR.
De gauche à droite, Dany Wattebled, vice-président aux Sports à Lille Métropole, Damien castelain, président de Lille Métropole, Stéphane Desreumaux, vice-président du LMR, Jean-Paul Luciani, président du LMR et Jean-Louis Leblon, président de l'association LMR. — G. Durand / 20 Minutes

Le LMR accuse le coup. Interdit de monter en Pro D2 par la DNACG, gendarme financier du rugby français, le club va faire appel de la décision. Lille a désormais jusqu’au 3 juillet pour trouver 400.000 euros et sauver sa place dans le rugby professionnel. Stéphane Desreumaux, actionnaire majoritaire du club depuis août 2014, explique à 20 Minutes la situation.

Comment en est-on arrivé là ?

La DNACG est venu faire un audit au club la semaine dernière. Il s’avère que les comptes se révèlent beaucoup plus déficitaires que prévu. De notre côté, on avait fait un audit en octobre 2014 qui nous faisait penser qu’on était autour d’un déficit de 600.000 euros maximum. Mais il s’avère que la situation est beaucoup plus embêtante sur les années précédentes où une autre direction était en place.

On parle d’un déficit de 800.000 euros. C’est la réalité ?

Oui, c’est même peut-être un peu plus. Mais on va travailler avec nos commissaires aux comptes pour préparer une réponse lors de la commission d’appel. On va tout faire pour répondre à leurs attentes.

Quelle est la somme que le LMR doit trouver pour garder sa place en Pro D2 ?

Déjà, nous ne sommes pas d’accord sur les chiffres avec la DNACG qui intègre des éléments de l’exercice actuel alors qu’il n’est pas encore terminé [il le sera au 30 juin]. On va travailler là-dessus. En fonction, les actionnaires du club vont se réengager financièrement à hauteur de 300.000 euros. Il reste donc à trouver entre 300.000 et 400.000 euros pour combler le déficit.

Trouver cette somme en quelques jours vous semble t-il jouable ?

L’inquiétude ne sert à rien. Nous sommes lucides sur la difficulté avec laquelle nous allons essayer de trouver cette somme. Mais nous sommes aussi conscients que c’est tout à fait dans le domaine du possible et du réalisable.

Lancez-vous un appel à des partenaires privés et aux collectivités locales pour vous aider ?

Les collectivités locales nous aident déjà beaucoup mais elles ne peuvent pas faire non plus n’importe quoi là-dessus. Ce sera un mix entre des partenaires privés, dont nous faisons partie, et les politiques.

Cette décision remet-elle en cause le recrutement qui a déjà commencé ?

Evidemment, les contrats de nouveaux joueurs ne peuvent être homologués que par la Ligue nationale de rugby. Si on ne monte pas, on reverra totalement notre politique de recrutement.

A quelle date le LMR sera définitivement fixé sur son sort ?

Je pense que ce sera le 3 ou le 4 juillet.