Lille: Comment récupérer de l'eau de pluie avec des petits suisses?

INNOVATION Le système, élaboré par des étudiants d’une école de design de Genève, a été retenu pour irriguer la ferme urbaine…

Mikaël Libert
— 
Le système de récupération d'eau imaginé par les étudiants de Genève.
Le système de récupération d'eau imaginé par les étudiants de Genève. — HEAD

Ils ont gagné le droit d’être là. Mercredi, quinze étudiants de la Haute école d’art et de design (HEAD) de Genève, en Suisse, ont terminé l’installation d’un système innovant de récupération d’eau de pluie sur la friche Saint Sauveur, à Lille.

Les futurs architectes designers ont participé, l’année dernière, au concours Design for change, en partenariat avec Lille-Design, avec leur projet en relation avec l’eau et l’agriculture. Le fruit de leur travail se matérialise sous la forme d’un système d’irrigation de jardin grâce à un dispositif ingénieux de récupération des eaux de pluie.

Le bruit de la pluie sur les toits

Le fameux dispositif, long de 28 mètres, est constitué d’une armature de bois construite de part et d’autre d’un « petit canal » dans lequel va s’écouler l’eau de pluie. Les panneaux en acier galvanisé, placés en « éventail » sur l’armature, servent à capter la pluie « recréant le bruit de la pluie sur les toits ». Les jeunes concepteurs ont même prévu des bancs, abrités, pour que le chaland puisse profiter du spectacle sonore.

Ce système a été installé dans la ferme urbaine située à Saint Sauveur dans le cadre Lille 3000: Renaissance. C’est une troisième étape dans la vie de ce projet de ferme urbaine, aussi appelée « Farm for change ». L’expérience est inspirée de ce qui se fait à Détroit, aux Etats-Unis, où le « do it yoursefl » (fais-le toi-même) prend toute sa place. Là-bas, les fermes urbaines se développent fortement sur les sites des nombreuses friches de feu l’industrie automobile. Les habitants y apprennent à cultiver un lopin de terre afin d’assurer une production alimentaire tout au long de l’année.

Ouverte à tous

A Lille, les habitants pourront trouver, notamment, un potager comprenant des graines non hybrides de fruits et légumes peu connus. La ferme urbaine est ouverte depuis le 15 avril. Annoncée comme « provisoire et mobile », on ignore encore si une date a été programmée pour son déménagement ou sa fermeture.