PRO B: Entre Antibes et Denain, le cœur d'Hervé Dubuisson balance

BASKET Rencontre avec une légende du basket français, qui connaît intimement les deux finalistes de Pro B...

Gilles Durand

— 

Hervé Dubuisson en 2009.
Hervé Dubuisson en 2009. — Capture d'écran

Lundi soir, lors de la revanche entre Antibes et Denain en finale de Pro B, Hervé Dubuisson sera supporter de l’équipe nordiste. Il est pourtant, depuis trois mois, conseiller du président des Sharks d’Antibes. « Dub » est une légende du basket français. Il est l’homme de tous les records avec ses 254 sélections en équipe de France.

 

Accident de la route

« Denain, c’est le club de mon cœur, celui où tout a commencé ». A 58 ans, l’ancien phénomène vit désormais à Cagnes-sur-Mer et travaille à Nice pour la direction départementale Jeunesse et Sports. En 2001, il a été victime d’un accident de la route qui met fin à sa carrière d’entraîneur. « Je suis devenu référent pour le sport handicapé. »

Samedi, Hervé Dubuisson n’aurait raté pour rien au monde la première manche de cette finale. Il était devant sa télé pour assister à la très courte défaite des Denaisiens dans leur salle (60-61). Mais il a promis que s’il y avait une belle, jeudi à Denain, il serait du voyage. « Retrouver cette ambiance de ma jeunesse, ce serait formidable. »

Arrivé à Denain à 14 ans

Car le meilleur marqueur du championnat de France a débarqué dans l’ancienne cité de la sidérurgie en 1972, à 14 ans et demi. « J’allais au lycée et je logeais à l’hôtel ». Un an plus tard, il joue avec l’équipe première et intègre l’équipe de France à l’issue de sa première saison dans l’élite. « Dub » fait les beaux jours de Denain pendant deux ans avant de partir pour Le Mans, puis… Antibes.

Hervé Dubuisson (Archives). - Capture d’écran

« Sors-le, ce p’tit con ! »

Pourtant, les débuts à Denain ont été difficiles. « Les deux ou trois premiers matches, j’en ai pleuré. J’entends encore Jean Degros répéter à l’entraîneur : Sors-le, ce p’tit con ! Il va nous faire perdre. C’était un meneur d’hommes. Ça m’a forgé le caractère. C’est grâce à ça que j’ai eu autant d’assurance dans ma carrière. Je dois tout à ce club »

Hervé Dubuisson écrit actuellement un livre sur sa vie : « Après mon accident, j’avais des trous de mémoire, mais je n’ai jamais oublié mes débuts à Denain ».