Nord: Quand les gens du Nord racontent leur rêves sur France 2

TELEVISION France 2 diffuse, mardi 9 juin, en deuxième partie de soirée, un documentaire qui évoque les rêves des Nordistes...

Gilles Durand

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Paulette se lâche devant la caméra de Christophe Otzenberger, sur France 2.
Paulette se lâche devant la caméra de Christophe Otzenberger, sur France 2. — France 2

« Si je pouvais, je ferais un deuxième Dunkerque, sous les tropiques, avec tous les copains. » Voilà un des nombreux rêves formulés dans le documentaire Toute ma vie j’ai rêvé, diffusé, mardi 9 juin, à 23h40, sur France 2, dans l’émission Infrarouge.

Une baguette magique

Le réalisateur Christophe Otzenberger a sillonné la côte d’Opale, à la rencontre de gens de condition modeste, des employés, des ouvriers, des retraités… A l’intérieur de sa caravane studio ou dans le quotidien de ses interlocuteurs, il a posé une simple question : « Imagine, t’as une baguette magique, qu’est-ce que tu fais avec ? ».

Réflexions drôles et poignantes

Manufacture de dentelles, café des sports, port de Boulogne-sur-Mer, carnaval de Dunkerque sont autant de lieux de rencontres d’où fusent les réflexions drôles, émouvantes ou poignantes sur le travail, les amours… « Vous allez faire quoi avec votre pognon ? », demande le réalisateur à un jeune homme qui vient de gagner au tiercé. « Je vais le donner aux Restos du cœur », répond-il spontanément.

« Une révolution bolchevique est nécessaire »

« Je suis obligé de faire ce choix », explique une jeune fille en parlant de son boulot. « Je n’ai jamais eu de rêves », avoue une autre. Paulette, fan de Johnny Hallyday et des hommes grands par la taille, éclaire le documentaire de son rire. « Une révolution bolchevique est nécessaire dans ce pays si on veut changer quelque chose. Et c’est un vieux syndicaliste qui vous le dit. »

Tranches de vie

La caméra de Christophe Otzenberger offre de jolies tranches de vie et d’espoirs. Son projet est né dans le métro parisien. « Un soir, j’ai entendu une bribe de conversation entre deux dames a priori non loin de la retraite, raconte-t-il. Elles se sont laissées aller chacune dans leur imaginaire ; mais ces désirs d’ailleurs, d’autrement, de fugues mentales… me sont restés en tête. »