Coupe de France: L'arbitre Antony Gautier raconte «sa» finale

FOOTBALL L'arbitre lillois donne ses impressions après la finale de Coupe de France PSG-Auxerre (1-0)...

Olivier Aballain

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Antony Gautier en septembre 2014
Antony Gautier en septembre 2014 — JS Evrard

« On ne vous a pas vu ». C’est le compliment préféré des arbitres, et il s’applique au Lillois Antony Gautier, qui a officié samedi soir lors de la victoire du PSG face à Auxerre (1-0), en finale de coupe de France. Celui qui est aussi adjoint aux Sports à Lille, dans l’équipe de Martine Aubry, a accepté de revenir sur « sa » finale.

Le match

« On a assisté à un scénario que j’avais anticipé avec mes adjoints, quand on a préparé la rencontre jeudi. Une équipe qui garde la balle, et l’autre qui défend et mène des contre-attaques. »

Sa prestation

« C’était un match plutôt calme, avec des joueurs respectueux de l’arbitrage. Ce que je voulais c’était accompagner le jeu, je ne veux surtout pas que l’on me remarque. »

Les moments clefs

« L’entrée dans le stade est un moment très fort. On se souvient aussi évidemment de certaines situations. (Par exemple, sur la décision de ne pas siffler faute sur l’attaquant parisien Lucas, à la 27e minute, à l’entrée de la surface) Avec mon assistant on était tout de suite d’accord sur le fait qu’il n’y avait pas de faute avérée. Mais on sait bien qu’une seule décision peut parfois faire basculer un match. Il faut rester tout le temps concentré.»

La fin de match

« Quelques joueurs sont venus me dire que j’avais fait du bon boulot. On ne fait pas ce travail pour être félicités, mais cela m'a fait plaisir les entendre, eux et les entraîneurs. J’ai aussi reçu les félicitations de François Hollande. Il connaît bien le football et il me connaît bien, j’étais dans le pôle sport formé à l’occasion de sa campagne pour les présidentielles de 2012. »

Sa carrière

« Dans la vie d’un arbitre, le sommet est d’arbitrer une finale de coupe de France ou une finale de coupe de la Ligue. Moi à 37 ans, j’ai déjà fait les deux, c’est une grande satisfaction. Maintenant, je suis un compétiteur, donc je veux toujours aller plus haut. Mais je prends les matchs un à un (sic). Et le fait d’être un sportif de haut niveau m’aide à comprendre les besoins des sportifs, dans ma ville, à Lille. »