Lille: Une aide-soignante du CHRU accusée d'empoisonnement

FAITS DIVERS Des «comportements inadaptés» avaient été repérés fin 2014...

O.A. avec AFP

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Les urgences du CHRU de Lille.
Les urgences du CHRU de Lille. — M.Libert / 20 Minutes

Ses collègues du service endocrinologie avaient repéré des comportements « inadaptés ». Une aide-soignante du CHRU de Lille a été mise en examen vendredi soir pour tentative d’assassinat et tentative d’empoisonnement.

Agée de 45 ans, la suspecte est mise en cause pour des actes ayant mis en danger la santé de quatre à cinq patients. Selon La Voix du Nord, l’enquête de la Sûreté de Lille, ouverte à la suite d’une plainte déposée en février par la direction de l’hôpital, a mis au jour des faits tels qu'« une perfusion dévissée, une tubulure enlevée, une injection de produit inadapté ».

Pas d’effet sur la santé des patients, selon l’hôpital

Malveillance ? La direction du CHRU de Lille fait valoir, en tout cas, que c’est « la vigilance des professionnels de santé » qui a permis de repérer rapidement les dysfonctionnements, fin 2014, avant le lancement d’une enquête interne.

Surtout, l’établissement assure, dans un communiqué, que les « patients hospitalisés dans ce service de soins n’ont connu aucune altération de leur état de santé concomitant à la constatation des comportements inadaptés ».

« Maladresses » ?

La mise en examen de l’aide-soignante, qui était jusqu’ici inconnue de la justice, a découlé de l’enquête judiciaire lancée après la plainte du CHRU, en février. Les termes de la mise en examen indiquent que les enquêteurs pensent avoir affaire à une tentative d’homicide avec préméditation.

Mais l’avocate de la suspecte, Me Samia Khiter, affirme que « l’intention de [sa] cliente n’a jamais été de mettre fin à la vie des patients, d’attenter à leur vie ou à leur intégrité physique. « Il y a eu des maladresses faites dans une ambiance de service particulière », estime Me Khiter.

L’aide-soignante mise en cause n’a pas été placée en détention provisoire, mais les termes de son contrôle judiciaire l’empêchent d’exercer son métier.