Losc : Les sept temps forts de la saison lilloise

FOOTBALL Huitième de Ligue 1, le Losc a réalisé une saison moyenne...

Francois Launay

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Une minute de silence a été observée entre Lille et Evian en soutien à l'attentat contre «Charlie Hebdo», le 7 janvier 2015.
Une minute de silence a été observée entre Lille et Evian en soutien à l'attentat contre «Charlie Hebdo», le 7 janvier 2015. — D.CHARLET/AFP

C’est une saison qui ne restera pas dans les annales. Huitième de Ligue 1, le Losc n’avait plus été aussi mal classé depuis huit ans et une dixième place décrochée sous l’ère Claude Puel en 2007. Moments forts, petites phrases, émotions, voilà ce qu’il faut retenir de cette saison 2014/2015 du côté du club nordiste.

Le plus beau match : Lille-Lyon 2-1 (28 février 2015)

Dans une saison très moyenne, il n’y a pas eu beaucoup de matchs qui ont frappé les esprits. Si la victoire face à Lyon a été brillante, elle le doit surtout au pedigree de l’adversaire, alors leader de Ligue 1 et invaincu en championnat depuis onze matchs. Plus que l’ensemble de la rencontre, c’est surtout la deuxième période du club nordiste qui a été bonne. Mené au score à la pause, le Losc, emmené par un excellent Rony Lopes, se réveille et fait plier le leader lyonnais. Ce succès permettra aux hommes de René Girard de remonter la pente en championnat après six premiers mois difficiles.

La plus grosse raclée : PSG-Lille 6-1 (25 avril 2015)

Après trois victoires d’affilée en Ligue 1, le Losc se déplace confiant sur la pelouse du PSG. Las, les hommes de René Girard réalisent un début de match catastrophique et se retrouvent menés quatre buts à zéro à la mi-temps. Au final, le club enregistre l’une des plus grosses défaites de son histoire en Ligue 1 et voit s’envoler ses derniers espoirs pour une qualification européenne.

La plus belle purge : Lille-Nice 0-0 (14 février 2015)

Un tir cadré pour le Losc, aucun pour Nice. Ce 14 février, les 35.000 amoureux du stade Pierre-Mauroy auraient mieux fait d’opter pour le repas aux chandelles de la Saint-Valentin. L’ennui profond de ce Lille-Nice concurrence également les purges vues contre Montpellier en septembre (0-0) ou celle contre Metz (0-0) pour le premier match de la saison qui préfigurait une saison où le spectacle aura rarement été au rendez-vous dans le Nord.

Le but de la saison : Florent Balmont contre Zurich (5 août 2014)

En début de saison, Lille rêve encore d’une qualification en Ligue des champions. Après s’être imposé (0-2) en Suisse à l’aller, le Losc reçoit les Grasshoper Zurich pour le compte du troisième tour préliminaire retour de la Ligue des champions. D’entrée de jeu, Lille fait la différence grâce à un but splendide de Florent Balmont qui ouvre le score d’une frappe de 25 mètres en pleine lucarne. Au final Lille concédera le nul (1-1) et se qualifiera pour les barrages où il tombera logiquement face au FC Porto.

La plus belle émotion : La minute de silence de Lille-Evian (7 janvier 2015)

Hasard du calendrier, ce 7 janvier 2015, Lille dispute un match en retard de Ligue 1 face à Evian. Quelques heures plus tôt, la France a été endeuillée par l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo. Décrétée en urgence, la minute de silence d’avant match est parfaitement respectée et remplie d’émotion quand, dans la foulée, les supporters lillois entonnent une Marseillaise poignante.

Le déguisement de la saison : Marc Coucke en grappe de raisin (17 décembre 2014)

Actionnaire minoritaire du club (5 %) depuis septembre dernier, l’homme d’affaires, fondateur du groupe pharmaceutique Omega Pharma, ne se prend pas au sérieux. Avant le match face à Bordeaux le 17 décembre 2014 en Coupe de la Ligue, Marc Coucke n’a pas hésité à se déguiser… en grappe de raisin et à publier la photo sur Twitter.

Marc Coucke s’est déguisé en grappe de raisin - Twitter

La petite phrase de la saison : René Girard et « le gros de Canal + » (21 septembre 2014)

Asticoté par le journaliste de 20 Minutes après le 0-0 de Lille face à Montpellier en septembre dernier, Girard a répondu du tac-au-tac en conférence de presse : « C’est vrai qu’on n’a que douze points… Vous allez pas faire comme le gros de Canal + et vous y mettre aussi. » Une référence limpide aux critiques récurrents du consultant vedette de Canal + sur le fond de jeu parfois pauvre du Losc, lequel a répondu au CFC que « ce qui vient du caniveau reste dans le caniveau ». Une guéguerre qui durera toute la saison, jusqu’à l’annonce du départ de René Girard du Losc.