Lille: Les chiffres à connaître avant d'acheter dans la métropole

IMMOBILIER La chambre des notaires a livré son bilan 2014 en Nord-Pas-de-Calais...

Olivier Aballain

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Illustration vente immobilier à Lille, le 18 septembre 2013.
Illustration vente immobilier à Lille, le 18 septembre 2013. — M. LIBERT / 20 MINUTES

L’immobilier est un secteur sans pitié : si le marché bouge, mieux vaut être du bon côté. Et on peut dire qu’il a bougé beaucoup en 2014, si l’on en croit le bilan annuel tiré ce mercredi par le conseil des notaires. Voici les chiffres utiles pour partir bien armé.

-Des transactions en chute libre.

Avec une baisse de 37,5 % des ventes de maisons anciennes sur un an (-22,7 % pour les appartements), le nombre de transactions est au plus bas depuis le premier trimestre 2009. Les prix bougent peu (-0,7 % dans l’ancien à Lille), mais « les acheteurs sont en position de force », concède Me Anne-François Potié, du conseil régional des notaires.

L’analyse doit cependant être modulée en fonction du bien recherché : « On constate une relative stabilité du marché sur les petites surfaces et les petits prix », explique Me Patrick Vacossin, vice-président du conseil régional des notaires. A l’inverse les acheteurs deviennent « très exigeants pour le haut de gamme ».

-Les quartiers populaires ont la cote

C’est un corollaire du constat précédent : à Lille et alentours, des quartiers autrefois sous-cotés retrouvent des couleurs. Ainsi Lille-Fives (+5,9 % dans l’ancien), Lille-Sud (+5 %) et Lomme-Délivrance (+5,2 %) tirent leur épingle du jeu grâce aux petites surfaces. Sans parler de Lille-Saint-Maurice, qui ravit à Wazemmes la palme du quartier le plus prisé de Lille avec une progression de 9,6 % du prix médian (252.000 euros pour une maison ancienne). Dans la couronne lilloise, c’est Wattignies qui crève l’écran avec une hausse de 17 % des transactions. « En période difficile, la recherche du prix bas pousse les acheteurs à redécouvrir des villes et des quartiers avec un bon rapport qualité-prix, qu’ils n’auraient pas regardé il y a quelque temps », explique encore Me Patrick Vacossin.

-La métropolisation se renforce

Hors Lille, point de salut ? Le contraste est saisissant entre l’évolution des prix médians dans la métropole lilloise, et celle des villes moyennes de la région. Prenons les maisons anciennes, qui constituent les deux tiers des transactions : Douai (-18,5 %), Béthune (-14,3 %), Saint-Omer (-13,5 %), Cambrai (-10,9 %) et Maubeuge (-17,1 %) ont fait beaucoup souffrir les vendeurs. Seuls Calais (+4,5 %), Arras (-2,3 %) et Dunkerque (-4,8 %) semblent résister. La présence d’une gare TGV n’y est peut-être pas pour rien.