LOSC: «Je mesurais 1,45m à 17 ans », raconte Sofiane Boufal

FOOTBALL La révélation de la saison lilloise raconte sa jeunesse, ses modèles et ses ambitions...

Francois Launay

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Sofiane Boufal s'éclate en Ligue 1. AFP PHOTO / JEAN-PIERRE CLATOT
Sofiane Boufal s'éclate en Ligue 1. AFP PHOTO / JEAN-PIERRE CLATOT — AFP

C'est la révélation de la deuxième partie de saison lilloise. Arrivé cet hiver en provenance d'Angers (Ligue 2), Sofiane Boufal a éclaboussé de sa classe les derniers matchs du club nordiste (à l'exception de la raclée enregistrée à Paris 6-1). Dimanche, dans le derby, le dribbleur de 21 ans sera forcément surveillé de près par les défenseurs lensois. En à peine quelques mois, Boufal est devenu le danger numéro 1 du LOSC. Ambitieux et sûr de lui, le milieu de terrain nordiste est revenu sur son évolution actuelle et ses débuts à Angers. 

Comment jugez-vous vos premiers mois à Lille? 

C'était un peu mitigé au début car je n'avais pas beaucoup de temps de jeu. Mais au fur et à mesure, j'ai réussi à gagner du temps de jeu et à faire de bonnes performances. Je suis très content de ce que j'ai fait lors des matchs précédents mais ce n'est pas une fin en soi car je n'ai encore rien prouvé. Je ne vais pas m'enflammer pour ça. 

Êtes-vous étonné de vous être aussi rapidement imposé?

Non car je connais mes qualités.Je sais ce dont je suis capable de faire. Je suis tout sauf étonné. Je n'ai pas de complexes. Je prends du plaisir. 

On parle beaucoup de vous en ce moment. Réussissez-vous à garder les pieds sur terre? 

J'arrive à gérer. Ce que j'ai fait avant ne va pas m'aider à faire un bon match la semaine suivante. Je ne suis pas quelqu'un qui s'enflamme et qui regarde ses dribbles. Je suis assez terre à terre. Je bosse et je sais où je veux aller. 

Justement, vous voulez aller où? 

J'espère jouer au plus haut niveau un jour. Je vais me donner les moyens pour ça. 

Vous découvrez la Ligue 1? Le niveau de jeu est-il vraiment différent qu'en Ligue 2? 

Ça va beaucoup plus vite et c'est plus physique. Après, je ne trouve pas qu'il y a une grosse différence. Et puis, je suis quelqu'un qui ne se prend pas la tête. Je ne me fais pas de limite en me disant que la Ligue 1 a un niveau extraordinaire. Je fais mon foot (sic) et des fois ça passe. Pour l'instant, ça me réussit. 

Où avez-vous appris à dribbler ? 

Je pense que c'est inné. Parfois, je fais des dribbles que je ne pensais pas faire. Je me surprends moi-même. J'ai développé cette qualité dans mon quartier de la Roseraie à Angers. Je jouais au futsal ou dans les city-stades. Le fait de jouer tout le temps avec les copains du quartier m'a permis de développer ma technique. 

Avez-vous des modèles dans le foot? 

J'en ai beaucoup mais mon plus grand modèle est Ronaldinho. Pour moi, c'est le meilleur joueur de tous les temps. Aujourd’hui, j'admire beaucoup Messi. Après chacun sa façon de jouer. Il n'y a qu'un Ronaldinho, un Messi et un Sofiane Boufal (sourire).

Les dribbleurs prennent souvent des coups...

Je le sais. J'ai un jeu à prendre des coups. Mais ça ne me pose pas de problème. Maintenant, il faut que je progresse physiquement pour résister aux coups. Ça passe par le renforcement musculaire. Je bosse là-dessus. 

Surtout que votre gabarit a longtemps été un handicap...

Oui, jusqu'à l'âge de 17 ans, je mesurais 1, 45 mètres. J'ai eu beaucoup de problèmes de croissance. Ça m'a retardé dans mon évolution. Je suis arrivé un peu tard au haut niveau. C'est le destin car je ne pouvais rien faire par rapport à ça. Heureusement, j'ai grandi depuis (1,75m). Et je remercie Dieu pour ça.