Séisme au Népal: «Il y a peu de secours sur place», affirme un sauveteur nordiste

CATASTROPHE Le GSCF, une ONG basée à Villeneuve-d'Ascq, intervient depuis ce lundi dans le centre historique de Katmandou...

François Launay
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Un homme marche près de maisons effondrées, à Bhaktapur, dans les faubourgs de Katmandou au Népal, le 27 avril 2015.
Un homme marche près de maisons effondrées, à Bhaktapur, dans les faubourgs de Katmandou au Népal, le 27 avril 2015. — AFP

Depuis ce lundi, ils interviennent dans le centre historique de Katmandou. Dix pompiers du Groupe de secours catastrophe français (GSCF), une ONG basée à Villeneuve-d'Ascq, tentent de retrouver des survivants après le violent séisme qui a frappé le Népal.

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Mais les conditions de travail sont très difficiles. «Il y a peu de coordination et peu de secours sur place. Nous courons un peu partout car, contrairement à nous, les Népalais n'ont pas de matériel d'écoute pour retrouver des survivants dans les décombres. Nous avons effectué beaucoup de recherches mais, pour l'instant, nous n'avons retrouvé aucun survivant ni aucun corps d'ailleurs», raconte Thierry Velu, le président de l'ONG nordiste.

«La secousse a traumatisé la population qui dort dehors, mais qui reste très calme»

Basés dans le centre historique, les sauveteurs français ont vite pris conscience de l'ampleur de la catastrophe. «La ville est détruite. Beaucoup de bâtiments anciens étaient construits avec une brique légère très friable. Seuls les bâtiments modernes sont encore debout, constate Thierry Velu. C'est une catastrophe dramatique sur le plan humain. La secousse a traumatisé la population qui dort dehors, mais qui reste très calme. Par exemple, il n' y a aucune scène de pillage.»

Les pompiers français, qui resteront sur place jusqu'à lundi prochain, ont également aidé à éteindre un feu qui avait pris dans un immeuble de quatre étages. Et ils s'attendent à d'autres interventions d'ici à leur retour en France.