Hénin-Beaumont: l'incendiaire présumé de la mairie arrêté

JUSTICE Interpellé dans le cadre d'une autre affaire, l'incendiaire présumé a été confondu par ses empreintes digitales...

Mikael Libert

— 

Le maire (FN) d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois.
Le maire (FN) d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois. — M.Libert / Archives 20 Minutes

Un homme a été convoqué, le 29 septembre prochain, devant le tribunal correctionnel de Béthune, où il doit être jugé pour un incendie à la mairie FN d’Hénin-Beaumont dans la nuit du 24 au 25 mars, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Interpellé pour une autre affaire

L'homme, placé depuis en détention provisoire dans une autre affaire de nature criminelle, a été confondu par ses empreintes, selon le procureur de Béthune, Philippe Peyroux. «Il avait mis le feu à un scooter avec une bougie» laissée sur les lieux et sur laquelle les enquêteurs ont retrouvé ses empreintes, a déclaré à l'AFP le procureur.

L'homme, qui a reconnu partiellement les faits, sera jugé pour «tentative de vol et dégradation», selon le parquet qui semblait écarter tout motif politique.

Des graffitis disant notamment «A mort Briois», «Charlie est mort» et «Ben Laden», avaient été découverts sur les murs du service documentation de la mairie, avait indiqué Bruno Bilde, adjoint au maire chargé de la communication.

«Je me félicite que les forces de police aient réussi à retrouver l'auteur, ce qui était assez attendu par la population», a réagi auprès de l'AFP le maire d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois. «J'attends de la justice qu'elle soit ferme et qu'elle reconnaisse qu'il y a eu une tentative d'incendie et que cette tentative d'incendie a un caractère politique, ce qui est le cas, puisque j'étais clairement visé», a conclu M. Briois, en faisant référence aux inscriptions retrouvées sur les murs de la mairie.