Lille: Une Nordiste se paye un rêve à cinq étoiles

INITIATIVE Aurélie Vermesse inaugure, mardi, son hôtel de luxe dans le quartier du Vieux-Lille...

Mikael Libert

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Aurélie Vermesse est la propriétaire de l'hôtel cinq étoiles, le Clarance, à Lille.
Aurélie Vermesse est la propriétaire de l'hôtel cinq étoiles, le Clarance, à Lille. — M.Libert/20 Minutes

Elle avait un rêve, et de la suite dans les idées. Mardi, Aurélie Vermesse a inauguré «Le Clarance», son hôtel classé cinq étoiles dans le Vieux-Lille. Portrait d'une femme dont le parcours ne la prédestinait pas à prendre la direction d'un palace.

«DG» d'une boîte de peinture

C'est une ch'ti, Aurélie, une vraie. Et, à 51 ans, cette native de Lille a su donner à sa vie un tournant radical. Après des études de commerce, la patronne du Clarance travaille 15 ans dans le marketing de grande consommation. Elle mène bien sa barque et se retrouve directrice générale d'une entreprise qui vend de la peinture à la grande distribution.

En juin 2011, Aurélie et sa petite famille s'en vont passer un week-end dans un relais-château, à Reims. «J'ai discuté avec le patron de l'établissement, explique-t-elle. Il m'a confié qu'avant, il était directeur d'une boîte de pièces automobiles. Je me suis dit que ça pourrait être moi.» L'idée est apparue à Aurélie comme une évidence: elle veut acheter un hôtel particulier dans le Vieux-Lille et ouvrir un hôtel-restaurant.

Une «machine» que rien n'arrête

Dès lors, la «machine» se met en marche et rien ne pourra l'arrêter. Ne connaissant rien à l'hôtellerie, Aurélie Vermesse fait le forcing pour intégrer le MBA de l'Essec. Sitôt acceptée en formation, et moins d'un mois après se «révélation», la Nordiste démissionne de son poste de DG au grand dam de son employeur.

Diplôme en poche, Aurélie travaille sur un projet d'hôtel porté par une connaissance d'école: «J'ai mis un an à monter le dossier mais j'ai tout arrêté au dernier moment. Je ne sentais pas le propriétaire». La Lilloise se met alors en quête d'un lieu qui serait «à elle». Coup de chance, un hôtel particulier du XVIIIe est mis en vente, rue de la Barre, dans le Vieux-Lille. «Dès la première visite, j'ai su que c'était bon», se souvient Aurélie. Il lui faudra encore un an pour finaliser le projet et huit mois de plus pour les travaux.

«Créer une entreprise, ce n'est pas facile pour une femme. On m'a parfois prise pour une blonde», lâche-t-elle. Mais le résultat est là, rutilant sous ses peintures neuves. Un hôtel de luxe, sobre et accueillant, comme l'a souhaité sa propriétaire.