Nord: Le paranormal suscite des vocations

INSOLITE En moins d'un an, quatre associations d'enquête sur le paranormal ont été fondées dans le Nord-Pas-de-Calais...

Olivier Aballain

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Copie de la page Facebook de l'ALRP
Copie de la page Facebook de l'ALRP — Facebok

La mode du paranormal a atteint le Nord-Pas-de-Calais. Le phénomène, porté par certaines émissions télé (sur D17 et NRJ12 notamment), a en tout cas suscité des vocations: en moins d'un an, pas moins de quatre créations d'associations sur ce thème ont été recensées en Nord-Pas-de-Calais, dont trois dans la métropole lilloise.

La dernière en date, Association Lille Recherche Paranormale (ALRP), succède à «Ghostime» (fondée à Lys-Lez-Lannoy et qui a eu les honneurs d'un reportage «infiltré» dans le dernier Society), et à Recherche Entité Paranormal (basée à Lomme). «C'est certain, il y a une mode portée par la culture télévisuelle, reconnaît Philippe Cretal, président de l'ALRP. Mais moi cela fait 22 ans que je m'intéresse à ces phénomènes».

Environ 3.000 euros de matériel

Ces «phénomènes» que traquent Philippe Cretal et ses acolytes (dont une documentaliste de profession, un chargé de communication, etc.), ce sont des manifestations de la présence d'esprits. «Se constituer en association permet de demander plus facilement l'autorisation d'accéder à certains lieux habituellement fermés», expose le président.

Le fondateur de l'ALRP certifie avoir débuté «pour se faire peur» dans une soirée, à 15 ans, avec des copains. «Et on a vraiment eu très peur». Depuis, c'est devenu un hobby pour ce fonctionnaire, bientôt père d'un troisième enfant. «Il n'y a rien de religieux, juste une curiosité particulière». Philippe Cretal estime avoir investi dans 3.000 euros de matériel de «détection» ces cinq dernières années.

Enquête gratuite chez les particuliers

Outre les caméras infra-rouge et ultra-violet, l'association dispose notamment d'une «Ghost Box» vendue au Canada, permettant, paraît-il, d'écouter les voix émises à des fréquences inaudibles pour l'humain. «Je suis sceptique sur ce sujet», relativise le président d'ALRP, qui se dit «pragmatique».

Armé de ce matériel, l'ALRP propose (gratuitement) ses services «d'enquête» aux particuliers, qui veulent en avoir le cœur net sur les phénomènes rencontrés chez eux. La demande existe: selon Philippe Cretal, trois familles ont déjà contacté l'association depuis la mise en ligne de son site Internet, fin mars. Un indice? «La prochaine enquête se fera à Marcq-en-Barœul, dans une maison de famille de la fin du 19e siècle». Brrr.