Nord: Le PS «désinvestit» deux candidats qui se maintiennent

POLITIQUE Laurent Coulon refuse de se plier aux consignes de son parti...

Olivier Aballain

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Copie de la page Facebook des candidats PS
Copie de la page Facebook des candidats PS — Facebook

Laurent Coulon est droit dans ses bottes. Le 5e vice-président sortant du Conseil départemental va jouer sa chance jusqu'au bout, malgré sa 3e place au 1er tour dans le canton du Cateau-Cambrésis, dimanche. Et ce, malgré la consigne du parti, qui veut faire barrage au Front National.

Avec près de 2.200 voix de retard sur le binôme FN, le duo socialiste a pourtant peu de chances de sortir vainqueur de la triangulaire qui se jouera dimanche en présence de candidats UMP-UDI et FN. «Nous n'avons pas de réserve de voix, il y a donc un vrai risque de voir des candidats d'extrême droite élus dimanche», explique Gilles Pargneaux, le patron du PS nordiste, qui a demandé au binôme socialiste de se désister. En vain. 

«En dehors de toute logique responsable»

«Le Rassemblement Républicain: c'est nous!», martèlent les candidats sur leur page Facebook, refusant de laisser la place aux candidats UMP-UDI. «On ne peut pas être populistes avant le 1er tour et républicains pour le second!»

Message de Laurent Coulon et Valérie Lheureux sur Facebook - Facebook

«C'est incompréhensible, c'est une attitude en dehors de toute logique politique responsable, contraire aux valeurs que nous défendons», pilonne Gilles Pargneaux.

En conséquence, dès lundi soir le conseil fédéral du parti a décidé «à l'unanimité» (moins Laurent Coulon, absent) de retirer son investiture au binôme du Cateau-Cambrésis. Quant au Front de Gauche, il a formellement interdit à l'ex-candidat PS de revendiquer son soutien.

En outre, une procédure de sanction, pouvant aller jusqu'à l'exclusion, vient d'être entamée auprès de la commission des conflits du parti socialiste. «Regardez la candidate PS [CAtherine Arkilovitch] qui a refusé de se désister dans une triangulaire du Vaucluse en 2012. Elle a provoqué l'élection de Marion Maréchal-Le Pen, et politiquement, elle n'a plus rien aujourd'hui», rappelle Gilles Pargneaux.