Nord: La division à gauche a-t-elle coûté le département au PS?

POLITIQUE Les socialistes s'interrogent sur la cause de leur défaite dans le Nord...

Olivier Aballain

— 

Gilles Pargneaux à Lille, le 15 mai 2014.
Gilles Pargneaux à Lille, le 15 mai 2014. — M.Libert/20 Minutes

De la «concurrence» à la «division», il y a qu'un pas que la défaite aide parfois à franchir. Dimanche, le secrétaire d'État Jean-Marie Le Guen a ainsi estimé que la «division à gauche» avait favorisé la défaite du PS dans de nombreux cantons.

Une critique peu appréciée par le patron du PS nordiste, Gilles Pargneaux, qui contredit son camarade parisien. «Non, nous n'avons pas perdu le Nord à cause de la division à gauche. Ce qui nous a fait perdre, c'est la puissance du FN et la mobilisation des électeurs UMP et UDI».

L'Union n'aurait empêché que 4 éliminations dans le Nord

Certes, le PS n'a pas réussi à convaincre ses habituels partenaires EELV et PC/Front de Gauche de s'unir dès le premier tour. Mais selon Gilles Pargneaux, en cas d'union, la gauche n'aurait évité l'élimination au 1er tour que dans 4 cantons, «et encore, sans garantie de victoire au second».

A une semaine du premier tour, le président sortant du Conseil départemental avait pourtant lui aussi pointé la «responsabilité historique» de EELV et du Front de Gauche si le Nord devait basculer à droite. «C'était peut-être une erreur de dire cela», explique ce lundi Gilles Pargneaux, considérant que dans certains cantons le Front de Gauche a pu «convaincre des électeurs qui constituent un réservoir de voix pour le second tour».

«La mobilisation de l'UMP-UDI le montre, les électeurs ont passé notre bilan local par pertes et profits pour se focaliser sur l'opposition politique au niveau national», conclut le premier des socialistes nordistes. Retour à l'envoyeur.