Lille: Un drone parcourt toute la ville... sur le toit d'une voiture

INSOLITE C'est une drôle d'histoire qui est arrivée à une habitante du quartier Faubourg-de-Béthune, dimanche...

Mikaël Libert
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Un drone de la marque Parrot (illustration).
Un drone de la marque Parrot (illustration). — Parrot

Comment filmer Lille avec un drone sans tomber sous le coup de la loi? Dimanche, alors qu'elle revenait de faire son marché, une habitante du quartier Faubourg-de-Béthune a retrouvé un drone manifestement égaré très loin de son point de départ.

Il était aux environs de 15h, dimanche. Madame R. rentre tranquillement du marché de Wazemmes où elle a fait ses emplettes. «J'ai vu un objet étrange sur le rebord de la fenêtre de l'école Bichat, explique-t-elle. Je ne savais pas ce que c'était, c'est Ma fille m'a dit que c'était un drone. J'ai d'abord cru que c'était à la police puis j'ai décidé de le rapporter chez moi». L'engin est placé dans le panier de commissions, direction le domicile de madame R. Honnête, la dame espère pouvoir retrouver le propriétaire du drone, mais rien n'est inscrit dessus. «Comme il y avait une caméra, mon fils a proposé de le brancher à l'ordinateur pour essayer de trouver des informations».

Un «vol» de plusieurs kilomètres

C'est donc en visionnant la vidéo que madame R. et ses enfants se rendent compte du périple effectué par l'engin. Grâce à l'enregistrement, la famille R. a constaté que le drone avait été manipulé par deux jeunes du côté de la rue Fermat, à Saint-Maurice-Pellevoisin. Lorsque son pilote a voulu le faire revenir, il avait perdu le contrôle et l'appareil s'était posé sur le toit d'une voiture. Cette même voiture avait tranquillement poursuivi son chemin sur plusieurs kilomètres à travers la ville, empruntant même le périphérique. Elle s'était ensuite garée dans la rue d'Isly.

«Sur la vidéo, on voit le conducteur de la voiture complètement affolé lorsqu'il découvre le drone sur son toit, poursuit madame R. Il s'en est débarrassé en le posant sur un appui de fenêtre de l'école où je l'ai retrouvé». Ne voulant pas créer de problème au malheureux pilote de l'engin, madame R. a décidé de ne pas prévenir la gendarmerie. Il est en effet strictement interdit de faire évoluer un drone en agglomération sans avoir obtenu une multitude d'autorisations et de certifications. «J'ai appelé Parrot, le constructeur du drone. Ils m'ont conseillé de mettre une affiche dans la rue d'où l'appareil a décollé, glisse madame R. C'est tout de même un engin à près de 500 euros».