RC Lens: L'Etat d'Azerbaïdjan «ne veut plus aider financièrement le club», affirme un sénateur français

FOOTBALL Selon le sénateur (UMP) André Reichardt, président du groupe France-Caucase pour l'Azerbaïdjan, le pays ne souhaiterait plus aider le Racing...

Francois Launay

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Hafiz Mammadov et Gervais Martel en novembre 2013
Hafiz Mammadov et Gervais Martel en novembre 2013 — BAZIZ CHIBANE/SIPA

L'Etat azéri veut que le RC Lens se débrouille seul. C'est en tout cas ce qu'affirme le sénateur UMP André Reichardt, président du groupe France-Caucase pour l'Azerbaïdjan. Interrogé par France 3 Nord-Pas-de-Calais, l'élu alsacien a affirmé que l'Etat d'Azerbaïdjan était déjà intervenu à deux reprises cette saison pour aider le club artésien.

«Il y a eu deux versements: un premier de sept millions d'euros et un second de trois millions. Il s'agissait de sauver les meubles à titre gracieux. Mais maintenant, ce n'est plus possible. C'est ce que m'a dit l'ambassadeur d'Azerbaïdjan en France​. L'Etat d'Azerbaïdjan souhaite désormais que des solutions soient trouvées entre les personnes impliquées dans cette affaire privée», assure André Reichardt. 

Lens n'a jamais affirmé que l'Etat l'avait aidé financièrement

Si les affirmations du sénateur se vérifient, l'Azerbaïdjan aurait donc aidé le club à hauteur de dix millions d'euros soit plus que les quatre millions d'euros touchés par le club depuis le mois de juillet. Surtout, le Racing n'a jamais affirmé que l'Etat l'avait officiellement aidé.

En octobre dernier, Gervais Martel, le président lensois, assurait qu'Hafiz Mammadov, actionnaire majoritaire du club, avait versé 1,5 million d'euros sur les comptes du Racing. Et en décembre, c'est Anar Mammadov, un autre entrepreneur, qui aurait à son tour versé 2,5 millions d'euros. Même si Gervais Martel avait reconnu en novembre que l'Etat azéri voulait aider le club. 

Le Racing doit s'en remettre à Hafiz Mammadov ou à d'autres investisseurs

Cette annonce du sénateur peut par contre expliquer les raisons pour lesquelles Gervais Martel met la pression sur Hafiz Mammadov depuis le début de l'année 2015. Sans aide de l'Etat, le dirigeant doit s'en remettre directement à son actionnaire majoritaire pour obtenir les 14 millions d'euros promis en début de saison. 

Au 18 mars, cette somme n'est toujours pas arrivée et Hafiz Mammadov n'a toujours pas manifesté son envie de quitter le Racing. Mal en point sportivement, le club tente de résoudre ses problèmes économiques. Si une solution n'est pas trouvée d'ici la fin de saison (départ de Mammadov, arrivée d'autres investisseurs...), c’est tout simplement la survie du RC Lens qui sera menacée.