Sans papiers mais pas sans voix durant l'entre deux tours

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« Kader est libre. On a gagné. » Quelque deux cents sans-papiers ont manifesté, hier matin, devant le tribunal de grande instance de Lille pour réclamer la libération de Kader Saïdi. Ce dernier avait été interpellé vendredi dans la rue. Quelques heures avant que ses collègues du comité des sans-papiers ne décident d'occuper la faculté de droit de Lille-II.

Car ils avaient prévu d'être actifs durant l'entre deux tours et ils ont tenu promesse. La fac de droit est, en effet, le troisième lieu qu'ils squattent après la mairie de Lambersart et le siège local du Medef à Marcq-en-Baroeul. A chaque action, c'est la même revendication qui revient : « Régulariser tous les sans-papiers. »

Mais, à l'inverse des deux actions précédentes, l'occupation de vendredi ne s'est pas soldée par une expulsion par les forces de l'ordre. Bernard Roman, député socialiste, est en effet intervenu pour demander aux occupants de quitter les lieux sans heurts. Ils ont donc décidé d'accéder à cette requête et de poursuivre leur manifestation place de la République.