La région donne du corps à la santé

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Il aura fallu deux ans de négociations. Mais c'est signé : le conseil régional siégera au sein de l'agence régionale d'hospitalisation (ARH). Qu'est-ce que ça veut dire ? En bref, que les élus auront désormais leur mot à dire dans les décisions relatives à la politique hospitalière régionale. Auparavant, celles-ci étaient la chasse gardée de représentants de l'Etat et de l'assurance-maladie.

Qualifiant l'événement de « révolution dans la démocratie sanitaire », Michel Autès, vice-président (Verts) de la région, s'est réjoui de la signature de cette convention. Concrètement, cette dernière prévoit l'intégration de six élus dans la commission exécutive de l'ARH qui en compte dix-huit en contrepartie d'un investissement de 48 millions d'euros sur quatre ans de la région dans les équipements hospitaliers.

« Nous aurons un tiers des voix pour convaincre, par exemple, que l'hôpital de Fourmies doit être équipé d'une IRM [imagerie par résonance magnétique] », a poursuivi Michel Autès. Au-delà de ce simple exemple, la région entend ainsi déclencher un véritable effet de levier. « Que nos 48 millions d'euros mis sur la table en amènent d'autres de l'Etat et de l'assurance-maladie », a réclamé Catherine Génisson, vice-présidente (PS) à la région.

Un moyen de rattraper le retard en termes d'équipements hospitaliers dont la région pâtit. Ce retard explique que l'espérance de vie à la naissance dans le Nord est la plus faible de France.