Losc: «J'ai vécu des moments difficiles qui m'ont fait grandir», assure Divock Origi

FOOTBALL Après six mois sans marquer, l'attaquant lillois est sorti du doute en inscrivant un triplé ce dimanche face à Rennes (3-0)...

Propos recueillis par Francois Launay

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Divock Origi a inscrit le premier triplé de sa carrière en Ligue 1 face à Rennes.
Divock Origi a inscrit le premier triplé de sa carrière en Ligue 1 face à Rennes. — DENIS CHARLET /AFP

Nul doute qu'il a dû savourer le moment. Sifflé par le public lillois depuis le début de saison, Divock Origi a fait taire ses détracteurs ce dimanche face à Rennes. Près de six mois après son dernier but en championnat, l'attaquant belge du Losc a inscrit le premier triplé de sa carrière et permis à son équipe (8e) d'enchaîner une troisième victoire d'affilée en Ligue 1. De quoi enfin recevoir une ovation de la part du public lillois et de mettre un terme à une longue période de doute pour un attaquant de 19 ans sur lequel Liverpool n'a pas hésité à débourser treize millions d'euros...

Ce triplé doit vous faire un bien fou...

Bien sûr. Ça faisait six mois que je n'avais pas marqué. J'avais beaucoup de choses à digérer [son transfert à Liverpool] et à la fin, c'est le travail qui a fini par payer. J'ai bossé comme un fou, mais ce n'est pas une revanche. Quand tout va mal, il y aura toujours des critiques qui te permettront d'avancer. Je me suis remis en question. 

Qu'avez-vous ressenti après avoir inscrit votre premier but? 

Du soulagement, de la joie. J'ai appris beaucoup de choses ces derniers temps et je suis sûr que ça m'a fait grandir en tant que personne et en tant que joueur. Ce que j'ai vécu en six mois, d'autres joueurs le vivent en cinq ans. Il y a d'abord eu ce transfert dans un grand club et le retour à Lille [après la Coupe du monde] où les gens attendaient que je devienne un cadre de l'équipe. Ce sont beaucoup de choses à digérer pour quelqu'un comme moi qui ne jouait pas il y a un an. Mais ça m'a permis de grandir et aujourd'hui ça a payé.

Le public, qui vous a beaucoup sifflé depuis le début de saison, vous a acclamé ce dimanche. Avez-vous souffert d'être devenu la tête de Turc des supporters? 

Ça va vite dans le foot. J'ai essayé de faire abstraction de tout ça, mais ça m'a aussi fait grandir. Je suis quelqu'un de très croyant. Je me suis rapproché de Dieu et de ma famille. C'était aussi une période compliquée sur un plan personnel car j'ai perdu mon ami Junior Malanda [tué en janvier dans un accident de voiture]. J'ai aussi perdu ma grand-mère il y a deux jours. Ce n'était pas évident, mais ce match est un vrai soulagement. J'ai repris en confiance et je peux faire encore mieux dans le jeu.