Lille: Un animateur municipal, blanchi après une plainte pour apologie du terrorisme

POLEMIQUE La plainte de la mairie de Lille contre un animateur municipal, accusé d'apologie du terrorisme, a été classée sans suite...

20 Minutes
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Lille, le 15 janvier 2015. Martine Aubry, maire de Lille, presente ses voeux a la presse regionale dans le salon d'honneur de l'hotel de ville. Dans son discours, Martine Aubry est essentiellement revenue sur les attentats qui ont coute la vie a 17 personnes à Paris, notament a la redaction de Charlie Hebdo.
Lille, le 15 janvier 2015. Martine Aubry, maire de Lille, presente ses voeux a la presse regionale dans le salon d'honneur de l'hotel de ville. Dans son discours, Martine Aubry est essentiellement revenue sur les attentats qui ont coute la vie a 17 personnes à Paris, notament a la redaction de Charlie Hebdo. — MIKAEL LIBERT/20 MINUTES

Il avait été suspendu de ses fonctions pour apologie du terrorisme. Un animateur de la ville de Lille a été blanchi par le parquet de Lille, jeudi, rapporte La Voix du Nord. Le procureur a décidé de classer sans suite la plainte déposée par la mairie, à la mi-janvier.

Refus de la minute de silence

L'affaire a commencé quelques jours après les fusillades à Charlie Hebdo et dans le supermarché casher à Paris. La mairie lilloise reprochait à l'animateur, âgé de 22 ans, d'avoir tenu des propos tendancieux à propos de ces événements.

Lors de ses vœux à la presse, la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, avait déclaré que des sanctions administratives seraient prises à l'encontre de cet agent vacataire de la municipalité et deux autres de ses collègues. Ils avaient, notamment, refusé de respecter la minutes de silence en hommage aux 17 victimes des attaques meurtrières.

La théorie des deux Citroën

Interrogé par le quotidien régional, l'animateur incriminé avait confirmé «s’être interrogé sur la couverture des attentats par les médias et notamment sur «la théorie des deux Citroën C3 aux rétroviseurs différents». Mais il assure n'avoir «jamais nié la réalité des attentats».

«Sous le coup de l'émotion»

«Pour nous, la mairie de Lille a réagi sous le coup de l’émotion», explique son avocat, Me Taïeb Ismi. Le jeune homme envisage désormais de contester son licenciement devant le tribunal administratif, voire de se retourner contre la ville pour dénonciation calomnieuse.