Lille: La «pole dance», discipline sexy, mais pas que

SPORT Deux Lilloises ont ouvert une école de «pole dance», un véritable sport qui mêle danse et acrobaties autour d'une barre verticale métallique...

Mikael Libert

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L'école de pole dance «Air Dance Studio», à Lille.
L'école de pole dance «Air Dance Studio», à Lille. — M.Libert/20 Minutes

Sexy, oui, mais pas que. Début février, ouvrait la première école exclusivement consacrée à la pole dance à Lille, le «Air dance studio». Encore peu développée en France au niveau professionnel, cette discipline sportive venue du Canada rencontre doucement son public lillois.

Niché au fond d'une ancienne ferblanterie rénovée, le Air dance studio accueillait, mercredi midi, deux élèves venues assister au cours de la maîtresse des lieux, Florence Renaut. Professeur de fitness depuis 10 ans, Florence s'est mise à la «pole» il y a trois ans et n'a jamais arrêté de pratiquer «J'ai tout de suite aimé le côté acrobatique et esthétique de cette discipline», explique cette sportive qui s'est aussi essayée au trapèze et au ruban. «Avec mon associée, Donia, on a mis trois mois à monter ce projet d'école. Le plus difficile était de trouver un local à Lille avec suffisamment de hauteur sous plafond», plaisante-t-elle.

 

Des figures à trois mètres du sol

Sortie du vieux cliché, qui ramène souvent aux clubs de strip-tease, la pole dance est sans aucun doute un véritable sport. Sur une barre verticale de quelques centimètres de diamètre, les figures se font parfois à plusieurs mètres du sol. Epuisée, Jessica termine son troisième cours. A 36 ans, cette maman de trois enfants s'est lancée sur les conseils d'une amie: «Grâce à la pole dance, elle a réussi à perdre très vite son ventre après sa grossesse, j'espère y arriver aussi», glisse-t-elle. Jessica avoue avoir aussi craqué pour le côté sexy: «mon mari était enchanté quand je lui ai dit que j'allais m'inscrire au cours. Il m'a même proposé de m'offrir une barre pour la maison».

 

Delphine, la seconde élève, est plus hardie. A la recherche d'un sport féminin, elle a commencé la «pole» il y a deux ans et demi. Après avoir enchaîné un «superman» et une «gazelle», la jeune femme reprend son souffle: «J'aime ça parce que ce n'est pas une discipline de chochotte, sourit-elle. Les gens sont sympas, on discute, c'est mon moment à moi».

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