Des métallos mis à pied après avoir exercé leur droit de retrait

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La sanction est tombée. Treize des vingt-trois salariés des Forges de Fresnes-sur-Escaut, qui avaient exercé leur droit de retrait, en mars, vont être mis à pied pendant quatre jours, à partir du 14 mai. Dans cette usine du Valenciennois, les métallos avaient cessé leur activité pour dénoncer leurs conditions de travail. Installation électrique défectueuse, amiante... en décembre dernier, des taux de legionella 220 fois supérieurs à la normale avaient même été relevés par l'institut Pasteur de Lille. « Et encore, s'il n'y avait eu que ce problème, on aurait pu le régler, explique Jean-Pierre Delannoy, responsable régional de la CGT. Depuis, ça a empiré. On déniche de plus en plus d'amiante. Il y en a partout. On ne peut pas l'enlever comme ça. » « Les conditions de travail sont correctes, répond Stéphane Bonlieu, directeur général des Forges de Fresnes. On considère qu'il y a eu une utilisation abusive du droit de retrait par les salariés. » « On va de toute façon interpeller tous les candidats aux législatives pour mettre ces problèmes sur la place publique », conclut Jean-Pierre Delannoy.