Lille: Un cerf-volant pour produire de l'électricité

TECHNOLOGIES Six étudiants de l'Ecole Centrale de Lille planchent depuis un an et demi sur un moyen de produire de l'énergie avec un cerf-volant...

Gilles Durand

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Lille, le 4 mars 2015 - Six étudiants de l'Ecole Centrale de Lille fabriquent un cerf-volant capable de fabriquer de l'electricite grace au vent.
Lille, le 4 mars 2015 - Six étudiants de l'Ecole Centrale de Lille fabriquent un cerf-volant capable de fabriquer de l'electricite grace au vent. — Gilles Durand / 20 Minutes

Le vent du Nord inspire six étudiants de l'Ecole Centrale de Lille. Ces futurs ingénieurs planchent, depuis un an et demi, sur un générateur capable de produire de l'électricité à l'aide d'un cerf-volant. L'idée n'est pas nouvelle, mais la fabrication d'un prototype automatisé serait une première.

S'éclairer lorsqu'on fait du camping

«Il existe des recherches à l'échelle industrielle, notamment aux Etats-Unis et en Italie, mais elles sont confidentielles. Nous étudions plutôt une utilisation domestique», explique Jérémy Cadillon, un des porteurs du projet WindEEPP. Objectif: fabriquer une batterie portable rechargeable grâce à l'énergie produite par un cerf-volant. Puissance: 100 Watt maximum. «Histoire de pouvoir recharger un portable ou s'éclairer lorsqu'on fait du camping en pleine nature, par exemple», précise son collègue Timothée Cholat-Namy.

Un partenaire nantais, Robokite, serait même prêt à monter une entreprise pour commercialiser ce genre de produit plutôt ludique. La barre de traction et de direction a déjà été fabriquée dans les ateliers de l'école. Reste à confectionner la partie informatique et robotique. «Il faut que cette barre de traction puisse diriger le cerf-volant pour faire des huit. Car c'est comme ça qu'il développe le plus de puissance», note Jérémy Cadillon. 

Opérationnel en avril?

«Un projet similaire avait été développé à l’Ecole Centrale entre 2008 et 2010, mais sans algorithme pour piloter automatiquement le cerf-volant», souligne Lucile Butel, autre membre de l'équipe. D'ici à fin avril, un premier engin devrait donc être opérationnel. «Tout ne sera peut-être pas entièrement finalisé. On espère que notre projet sera repris par de nouveaux étudiants l'an prochain», glisse Jérémy Cadillon. A qui le petit groupe pourra souhaiter «Bon vent!».