Nord: Le procureur retient la préméditation pour le père qui a tué sa fille

FAITS DIVERS A Landrecies, le père qui a tué sa fille avec un couteau de chasse avait envoyé des textos inquiétants avant son geste...

O.A. avec AFP
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A gendarme's car passes in the "Grand Parc" quarter on March 2, 2015 in Landrecies, northern France, after a 8 years-old girl was killed and her father attempted to comit suicide. AFP PHOTO / FRANCOIS LO PRESTI
A gendarme's car passes in the "Grand Parc" quarter on March 2, 2015 in Landrecies, northern France, after a 8 years-old girl was killed and her father attempted to comit suicide. AFP PHOTO / FRANCOIS LO PRESTI — AFP

À Landrecies, l'homme de 36 ans accusé d'avoir tué sa fille de 8 ans et demi de plusieurs dizaines de coups de couteau devrait être mis en examen ce mardi pour «assassinat». Selon le parquet de Valenciennes, l'envoi de SMS à la mère avant le geste fatal pourrait caractériser une préméditation.

Le drame a été découvert dimanche soir, lorsque les pompiers ont forcé la porte du domicile familial. Le père, séparé de sa compagne depuis trois semaines, lui avait envoyé un texto évocateur: «La douleur atroce que l'on avait, Laurelyne et moi, tu l'auras toute ta vie». Le couple vivait ensemble depuis dix ans.

Avec un couteau de chasse

La mère, qui venait le quitter et voulait demander la garde alternée, a aussitôt prévenu le frère de son ex-concubin. C'est lui qui a appelé les pompiers après avoir trouvé porte close devant l'appartement de la résidence des Glycines, à Landrecies.

La petite fille a reçu plusieurs dizaines de coups portés avec un couteau de chasse. En garde à vue, le père a expliqué avoir d'abord essayé de la tuer dans son sommeil avec un pistolet de foire à air comprimé. Ne provoquant que des blessures superficielles, il est allé chercher le couteau de chasse qu'il gardait dans un tiroir de la chambre en cas d'agression.

«Forte notion de jalousie»

N'ayant pu s'enfoncer le couteau profondément dans l'abdomen pour se suicider, l'homme a été découvert prostré près du corps de sa fille.

Il était sans travail depuis sa décision il y a trois ans de quitter son emploi aidé d'agent d'entretien à la mairie de Landrecies pour, dit-il, se consacrer à l'enfant.  «Il y avait une forte notion de jalousie qui animait le père dans ses agissements», commente le procureur de Valenciennes, indiquant que la mère a rejoint un autre homme en quittant son concubin.