Lille: Des ateliers pour apprendre à porter son bébé en écharpe

FORMATION Deux monitrices lilloises proposent, depuis le début d'année, des ateliers pour savoir comment porter son bébé sans effort...

Gilles Durand

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Lille, le 12 février 2015 - Atelier de portage physiologique des bébés, a Lille. Anne Morance, monitrice, apprend à nouer l'charpe.
Lille, le 12 février 2015 - Atelier de portage physiologique des bébés, a Lille. Anne Morance, monitrice, apprend à nouer l'charpe. — Gilles Durand / 20 Minutes

On pourrait les appeler les mères porteuses, si l'expression n'était déjà utilisée. Valérie Savalle et Anne Morance ont lancé, à Lille, depuis quelques semaines, des ateliers de portage physiologiques des bébés*. Les deux Lilloises, formées à cette technique à Paris et en Angleterre, enseignent comment porter son enfant en écharpe, sans effort, au plus près du corps.

«Les bébés sont faits pour être portés»

«Les bébés sont faits pour être portés. Ils ont besoin de ce contact. Notre société l'oublie parfois, lance, d'emblée, Valérie Savalle. Cette pratique existe encore beaucoup en Asie, en Afrique et en Amérique latine.» Cette mère de deux enfants -qu'elle a beaucoup porté- propose, aujourd'hui, son expérience, en compagnie d'Anne Morance, juriste de formation. 

«Nous sommes dans une région pionnière dans les soins pour la petite enfance et riche de valeurs familiales», souligne Valérie Savalle. Lucienne, puéricultrice à la maternité de Roubaix, s'intéresse à cette formation «à titre personnel», mais pour des raisons professionnelles. «On commence à avoir de plus en plus de demandes de la part des parents», explique-telle.

Libérer les mains

L'avantage, c'est que le portage en écharpe permet de libérer les mains et, en ville, d'éviter la poussette, peu pratique parfois pour se promener. «Ça a sauvé mon quotidien», explique Laurence, assistante maternelle à Leers, venue se perfectionner. «J'ai eu six enfants, voilà 22 ans que j'apprends cette technique de portage et j'ai encore des gestes à apprendre», avoue-t-elle.

«En deux heures, on peut connaître les bases pour éviter le mal de dos, notamment», précise Valérie Savalle. Et éviter les chutes?  «Il ne faut pas se focaliser là-dessus, assure-t-elle. Ce n'est pas plus dangereux que le plan allongé quand on applique les règles de sécurité.»

*Transportage formations: 06 51 75 06 60