Photo: Cinquante Dunkerquoises anonymes posent en mode «50 nuances de grey»

ART D'anonymes habitantes de Dunkerque ont posé pour la première fois pour un photographe...

Mikaël Libert

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Des photos de l'exposition «50 Shades project» à Dunkerque
Des photos de l'exposition «50 Shades project» à Dunkerque — Laurent L

Comme les Dunkerquoises sont belles. Surfant sur l'enthousiasme que suscite la sortie au cinéma du film «Cinquante nuances de grey», de la réalisatrice britannique Sam Taylor-Wood, un photographe «semi-professionnel» du littoral expose ses images de «boudoir à consonance SM» (Sado Maso) au casino de Dunkerque.

L'expo s'intitule «50 shades project». Elle est visible depuis lundi et jusqu'à samedi soir sur la mezzanine du casino. Le project a mûri dans la tête de Laurent il y a quelques mois. «Ma compagne et ses amies avaient toutes lu le livre et m'en parlaient tout le temps, déclare-t-il. Je l'ai lu à mon tour, et j'ai eu l'idée de réaliser cette série de photos.»

Des photos de l'exposition «50 Shades project» à Dunkerque - Laurent L

Laurent photographie plus habituellement les sports mécaniques, «là, le décor change radicalement», s'amuse-t-il. En cinq mois, Laurent et sa compagne ont réalisé une série de cinquante portraits anonymes de femmes dont aucune n'est mannequin professionnel: «Nous n'avions aucun critère de sélection, toutes les femmes qui se présentaient à nous étaient les bienvenues. Et surtout, pas de retouches sur ordinateur», clame l'artiste. Le couple a très bien fait fonctionner le bouche-à-oreille: «Les premiers modèles étaient des amies, puis des amies d'amies et ainsi de suite».

Cravache, menottes et lingerie fine

Pour coller avec le thème qu'il s'était imposé, Laurent a mis en scène ces anonymes Dunkerquoises en tenue légère avec quelques accessoires: cravache, menottes, liens, fouets... «Les séances se déroulaient chez les modèles, explique le photographe. Nous choisissions ensemble les poses, la lingerie et les accessoires».

Tout est dans la suggestion et jamais dans la vulgarité. «C'est pour cela que le projet a été tout de suite accepté», affirme-t-on du côté du casino. Néanmoins, les 50 images ont trouvé leur place en mezzanine, «pour ne pas que les enfants tombent dessus», glisse-t-on à la direction du lieu.